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André Cluytens Franck, Katchatourian
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André Cluytens Franck, Katchatourian

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CESAR FRANCK 

Symphonie en ré

ARAM KHACHATURIAN

Concerto pour violon

Igor Oistrakh, violon

Philharmonia Orchestra

André Cluytens

Live Festival de Lucerne, 1954

Deux enregistrements en concert des Semaines internationales de musique de Lucerne (aujourd'hui Festival de Lucerne), publiés ici pour la première fois, rendent hommage au chef d'orchestre belge qui avait fait de la France sa patrie d'adoption. 

À l'été 1954, à la tête de l'Orchestre Philharmonia, Cluytens tira une remarquable palette de couleurs et d'émotions de la Symphonie en ré mineur de César Franck, transformant ses tempos austères en un drame symphonique captivant. Il était accompagné du jeune violoniste Igor Oistrakh, alors âgé de 23 ans, qui interpréta le Concerto pour violon d'Aram Khatchatourian, l'une des œuvres emblématiques de son père, David Oistrakh. Son interprétation allie une précision époustouflante à une expressivité idiomatique des thèmes lyriques et comprend une cadence solo d'une grande ampleur, surpassant, par sa virtuosité technique, non seulement l'originale de Khatchatourian, mais aussi celle habituellement interprétée par son père.

Lucerne, Kunsthaus, le 28 août 1954, André Cluytens dirige le Philharmonia Orchestra dans la Symphonie de César Franck, une de ses œuvres fétiches, deux années avant qu’il ne l’enregistre avec l’Orchestre National de la R.T.F. Dès le Lento, le tempo ample, le creusement wagnérien donnent le ton : l’envers de ce que ses aînés, Pierre Monteux, Paul Paray, Charles Munch, entendaient ici comme une symphonie regardant du Nord vers le Sud.

Il assume la germanité de l’œuvre, arde les deux Allegro non troppo de tempêtes brucknériennes, enflamme un discours lyrique d’une étonnante intensité, jusqu’à la violence. Son geste radical en surprendra plus d’un, surtout ceux qui connaissent sa gravure avec le National, ou la captation en concert avec la RTSI dans les années soixante, un autre visage de l’œuvre paraît ici, bien plus sombre, le Philharmonia n’y est pas pour peu.

Surprise, et ajout à la discographie du chef, le Concerto pour violon d’Aram Khatchatourian opère un contraste saisissant. Tant de lumière soudain, un orchestre si mobile aux bois virtuoses, aux cordes étincelantes, rappellent la folle vitalité qu’André Cluytens mit toujours au répertoire russe.

Quel bonheur d’y entendre Igor Oistrakh ! Il avait pris la succession de son père dans la défense de l’œuvre, l’enregistrant pour His Master’s Voice sous la houlette de Sir Eugene Goossens, version majeure et trop oubliée. Au concert, son archet fulgure, quel Finale !, chorégraphié avec une folle élégance par André Cluytens.

- ARTAMAG' 

AUDITE97846

Fiche technique

Format
CD Digipak

Références spécifiques

EAN-13
4022143978462
MPN
AUDITE97846
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