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AMANDA RÖNTGEN-MAIER (1853–1894)
Sonate pour violon en si mineur (1878) 20’00
MEL BONIS (1858–1937)
4. Pièce No. 2, Allegretto non troppo, Op. 84 (1910) 2’43
CLARA SCHUMANN (1819–1896)
5-7. Trois Romances pour violon et piano, Op. 22 (1855) 10’16
AMY BEACH (1867–1944)
8. Romance pour violon et piano, Op. 23 (1893) 5’50
DORA PEJACEVIC (1885–1923)
9-11. Sonate pour violon No. 2 "Slavic", Op. 42 (1919) 18’34
NADIA BOULANGER (1887–1979)
12. Soleils couchants (1905) - Arr. pour violon et piano de Rachel Kolly 3’01
LILI BOULANGER (1893–1918)
13. Nocturne (1911) 2’53
14. Cortège (1914) 1’43
REBECCA CLARKE (1867–1944)
15. Midsummer Moon (1926) 6’31
Rachel Kolly, violon
Pallavi Mahidhara, piano
« Ladies First » est un hommage aux femmes qui ont composé de la musique avant que le monde ne soit prêt à les écouter ! Rachel Kolly, avec son Stradivarius de 1732, et Pallavi Mahidhara donnent vie à 75 ans de musique et réécrivent un chapitre perdu de la musique classique. Des chefs-d’oeuvre absolus rarement enregistrés qui n’attendent qu’à être découverts !
Selon une étude de la Chaire de musicologie de l’université de Fribourg, il faut trois impératifs pour qu’un compositeur ou une compositrice passent de l’obscurité à la lumière : tout d’abord, il faut qu’une biographie de l’artiste existe ; ou alors qu’il soit mentionné, du vivant de l’artiste, qu’il ou elle compose : au travers correspondances ou de traités de la musique. Cela dit, rien n’est moins simple : souvent, ces « bonnes-femmes » ne sont mentionnées que comme magnifiques interprètes mais pas comme compositrices ! On écrit, au détour d’une phrase, qu’elles osaient bricoler quelques œuvrettes. Mais peu furent mentionnées comme compositrices à part entière : ce métier n’étant réservé qu’aux hommes ; même les études de composition leur étaient parfois simplement interdites par les institutions, ou par leurs maris. La France du XVIIe siècle a d’ailleurs supprimé le mot « compositrice » de son dictionnaire alors qu’il existait auparavant.