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Quatuor pour la fin du Temps (1941), pour violon, clarinette en si bémol, violoncelle et piano
1. I- Liturgie de cristal [2:57]
2. II- Vocalise, pour l’Ange qui annonce la fin du Temps [5:06]
3. III- Abîme des oiseaux [9:56]
4. IV- Intermède [1:43]
5. V- Louange à l’Éternité de Jésus [8:53]
6. VI- Danse de la fureur, pour les sept trompettes [6:41]
7. VII- Fouillis d’arcs-en-ciel, pour l’Ange qui annonce la fin du Temps [7:44]
8. VIII- Louange à l’Immortalité de Jésus [8:13]
9. Fantaisie (1933), pour violon et piano [8:40]
Louise Bessette piano
Cameron Crozman violoncelle
Dominic Desautels clarinett
Mark Lee violon
UN DIALOGUE MOTS-MUSIQUE
Qu’ajouter à tout ce qui a déjà été écrit sur Messiaen et sur cette œuvre emblématique entre toutes, alors que lui-même y a contribué sur les plans technique, poétique et biographique, notamment dans la partition même du Quatuor ?
Ces mots nous sensibilisent-ils à la musique ? Ne vont-ils pas repousser ceux qui répugnent à tout savoir avant l’expérience de la musique, particulièrement à entrer dans la cuisine du compositeur ? Parions dans le premier sens…
Quatuor pour la fin du Temps (1941), pour violon, clarinette en si bémol, violoncelle et piano.
« Conçu et écrit pendant ma captivité », créé « au Stalag VIII A » ; « inspiré par cette citation de l’Apocalypse » de Jean : « Il n’y aura plus de Temps » ; « modes réalisant mélodieusement et harmoniquement une sorte d’ubiquité tonale » qui « rapprochent l’auditeur de l’éternité dans l’espace » ; des « rythmes spéciaux, hors de toute mesure » qui « contribuent puissamment à éloigner le temporel »… : vais-je tout citer de cette préface ? Que me reste-t-il, moi, de mes premières expériences adolescentes de cette musique, dont les effets sont intrinsèquement liés aux techniques employées, et qui m’a encore remué lorsque les artistes de cet album se sont approprié cette œuvre en concert ? Contrairement à Debussy (paraît-il), Messiaen n’avait aucune pudeur à révéler ce qui causait une musique si profondément originale, le Savoir-faire et l’Entendu étant inséparables.