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John Dowland (1510-1570)
1. Sir John Smith, His Almain [P.47]
2. Preludium [P.98]
3. Lachrimae [P.15]
4. The Shoemaker's Wife [P.58]
5. Semper dowland, semper dolens [P.9]
6. What if a day [P.79]
7. Resolution [P.13]
8. Complaint [P.63]
9. Solus cum sola [P.10]
10. Fortune my foe [P.62]
11. Sir Henry Unptons Funerall [H.9]
12. A dream [P.75]
13. Tarleton's Riserrectione [P.59]
14. Dr Case's Pavan [P.12]
15. Mr Dowland's Midnight [P.99]
16. Lachrimae tristes [H.4]
17. A piece without title [P.78]
Massimo Marchese, luth
John Dowland occupe une place unique dans l'histoire de la musique : une figure singulière, capable de marquer une époque tant comme compositeur que comme virtuose. Malgré sa foi catholique — un obstacle de taille dans l'Angleterre de l'époque — et un tempérament notoirement enclin à la mélancolie, il a acquis une renommée internationale. En 1598, le poète Richard Barnfield a immortalisé son talent dans un célèbre sonnet : « Dowland t'est cher, lui dont le toucher céleste / Sur le luth ravit les sens humains ». Ces mots résument l'essence de son art : une beauté de timbre divine alliée à une profonde intensité émotionnelle.
Bien qu'il soit aujourd'hui associé presque exclusivement à l'esthétique mélancolique de la pavane « Lachrimae », l'œuvre de Dowland est étonnamment variée. Son écriture concilie un don mélodique naturel et une rigueur contrapuntique raffinée ; même dans les passages les plus virtuoses, la musique demeure parfaitement idiomatique pour le luth. Son catalogue comprend une centaine de pièces pour soliste, autant de chansons et des œuvres majeures pour consort de violes.