Nocturne op. 48 nr 1
Sonate, Op. 35
Ballade, Op. 38
Etude, Op. 10 No. 8
Etude, Op. 25 No. 3
Etude, Op. 25 No. 10
Scherzo, Op. 20
Mazurkas, Op. 17
Polonaise, Op. 53
Concerto pour piano n°1
Janusz Olejniczak, piano
The 8th International Fryderyk Chopin Piano Competition,
Warsaw Philharmonic Concert Hall,
Warsaw 6–25 October 1970.
En parcourant la liste des lauréats du Concours Chopin, on découvre les noms de pianistes qui ont accompli de grandes choses dans l'art musical au sens large. Certains, brillants virtuoses, se sont consacrés à la musique de chambre, tandis que d'autres se sont tournés vers la direction d'orchestre. Nombre d'entre eux se sont forgé une réputation de professeurs exceptionnels. Mais le plus intéressant est sans doute le nombre significatif de lauréats qui sont devenus d'éminents interprètes de Chopin et sa musique a constitué la part la plus importante de leur répertoire.
Janusz Olejniczak (1952-2024) remporte en 1970 le 6e prix du Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie..
Il incarne Chopin dans La Note bleue, film d'Andrzej Żuławski.
Ce sont ses mains que l'on voit — et c'est donc son interprétation au piano — dans le film Le Pianiste de Roman Polanski.
Ses nombreux enregistrements culminent avec la contribution à l'intégrale The real Chopin (2010) sous l'égide de l'Institut national Chopin de Varsovie où Janusz Olejniczak interprète Chopin sur deux instruments historiques contemporains du compositeur, un Pleyel de 1848 et un Érard de 1849.
La photo d’ouverture du livret montre un jeune homme à la touffe de cheveux en bataille : Janusz Olejniczak, loin de se douter qu’il sera un jour le héros caché d’un certain film de Roman Polanski, n’avait que dix-huit ans lors du huitième Concours Chopin, mais déjà du brio à revendre. Sa fougue souleva le public, moins le jury qui le laissa aller au bout du parcours, ne le dotant que du Sixième Prix.
Du brio à revendre, sa Polonaise, son Concerto en fa mineur en regorgent, il n’a pas froid aux yeux, cela s’entend, quitte à laisser des traits sous le clavier, et à ne pas trop soigner sa sonorité, mais ce jeu cambré, cette exaltation, ce piano athlétique une fois entendus ne s’oublieront plus.
À mesure des années, le pianiste se fera plus parfait surtout dans le confort du studio, mais ici on saisit le grand caractère de son art, l’ardeur virtuose qui ne se soucie pas des plus extrêmes prises de risque, et sait aussi trouver le sombre de la Ballade, la veine populaire des Mazurkas Op. 17, documents précieux qui viennent nous rappeler l’importance de son legs discographique. Qui aura l’idée de le regrouper en un beau coffret ?