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Le chant de la terre d’aujourd’hui
pour mezzo-soprano, ténor et seize instruments
1. Prologue 2’05
2. Chanson à boire de la douleur de la terre 10’06
3. Un tel souffle 9’49
4. Passage I 1’34
5. Solitaire en automne 6’29
6. De la jeunesse 6’37
7. Passage II 1’33
8. Respire l’obscur de la terre 9’06
9. De la beauté 7’54
10. L’Adieu 10’42
Pauline Sikirdji, Mezzo
Benjamin Alunni, Ténor
Ensemble Tm+
Laurent Cuniot
Bruno Mantovani, directeur du Printemps des Arts de Monte-Carlo a proposé à Laurent Cuniot d’écrire un Chant de la terre d’aujourd’hui. Se confronter à l’une des plus belles œuvres de l’histoire de la musique, « Das Lied von der Erde », emprunter la trace de Gustav Mahler (1860-1911) pour mieux se frayer son propre chemin était un véritable défi que le compositeur n’a pas hésité à relever. Investir tous les registres expressifs à travers une langue musicale renouvelée par les avant-gardes du XXe siècle et personnelle à la fois, la commande lui laissait toute liberté avec pour seule contrainte l’utilisation des mêmes textes que ceux de Mahler, soit un ensemble de six textes de poètes chinois du VIIIe siècle traduits et adaptés par le poète allemand Hans Bethge.
Laurent Cuniot a pris la liberté d’insérer deux textes de Rainer Maria Rilke (1875-1926) extraits des Poèmes à la nuit. Cette approche lui permettait de s’appuyer sur l’imaginaire mahlérien tout en s’en émancipant et en faisant résonner la présence ou l’absence de l’Autre, le lien à la nature, l’espace.
Une grande forme donc (plus d’une heure et sept mouvements), deux voix solistes. Conservant le type de voix choisies par Mahler, ténor et alto (ici mezzo-soprano), et leur équilibre avec l’orchestre, mais dans le cadre d’une vocalité moderne qui valorise la magnifique technique des chanteurs lyriques tout en l’emmenant vers un style plus épuré que celui légué par la tradition afin de s’approcher au plus près du texte.