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Jean-Sébastien BACH (1685-1750)
Suite pour violoncelle seul n°5 BWV 1011
Henri VIEUXTEMPS (1820-1881)
Capriccio op.55
Laurent COULOMB (1977-)
Sonata seriosa, op. 64, pour alto solo
Benjamin BRITTEN (1913-1976)
Elégie pour alto seul
Eugène YSAŸE (1858-1931)
Sonate pour violoncelle seul, Op. 28
Elisabeth Balmas, violoncelle et alto
Composées à Köthen entre 1717 et 1723, les six Suites pour violoncelle de Bach font à présent partie du répertoire central du violoncelliste. Depuis le milieu du XXe siècle, les altistes se sont approprié avec bonheur ce monument musical, juste en rehaussant la partition d’une octave.
Parfois comparée à celle de Niccolo Paganini pour sa grande virtuosité, la musique d’Henri Vieuxtemps a été progressivement délaissée par les interprètes des salles de concert, même si son répertoire pléthorique pour cordes demeure un passage obligé (et redouté) des apprentis violonistes et altistes. Dédié à la mémoire de Paganini, le Capriccio (1876) pour alto est au contraire une courte pièce lente, destinée à clore un cycle de sept morceaux pour violon et alto solo. Loin de se jouer de pirouettes techniques, le compositeur a placé l’émotion comme dimension principale de son œuvre, en surplombant la partition de l’indication.
Achevée en 2022, la Sonate en trois mouvements de Laurent Coulomb porte le sous-titre de seriosa, le compositeur souhaitant faire écho au quatuor dit « serioso » de Beethoven. Dans un esprit similaire de musique pure, dense et concentrée, il s’agit de souligner sa gravité et sa force expressive tout au long de la partition.
Œuvre de jeunesse du maître britannique Benjamin Britten, composée entre 1924 et 1930, la partition inédite de l’Elegy a été retrouvée après sa mort et créée en 1984. Elle s’est rapidement imposée comme un classique du répertoire pour alto solo, instrument que le compositeur a patiemment étudié pendant son enfance.
Moins connues que ses six sonates pour violon, la brève Sonate pour violoncelle (1924) d’Eugène Isaÿe est dédiée à son compatriote Maurice Dambois, l’un des meilleurs violoncellistes du début du XXe siècle. Choisissant Bach comme figure tutélaire de cette œuvre, Ysaÿe adopte la même tonalité obscure de do mineur que la Suite n° 5 tout en parsemant les quatre mouvements de références à la musique du XVIIIe siècle.