STEFANO LANDI (1587-1639)
" Amarillide, deh vieni
" Ho 'l cor ferito
" Fuggi, fuggi lontano*
" V'amai se voi m'amaste / Invan lusinghi
" Alla guerra d'amor
JOHANNES H. KAPSPERGER (1580-1651)
" Corrente prima
Stefano Landi (1587-1639)
" Mira Clori vezzosa*
" Io t'amo e t'amerò*
" Gelido core
" Io v'amo anima mia*
" Non si scherzi con Amore*
Johann J. Froberger (1616-1667)
" Suite No.2
(Allemande; Courante; Sarabande; Gigue)
Stefano Landi (1587-1639)
" Filli, deh mira*
" L'aure dolci*
" Felice chi discior*
" A che mi svegli Amore?*
ORAZIO BASSANI ( ? -1615)
[after Paolo Animuccia]
" Nasce la gioia mia*
Stefano Landi (1587-1639)
" Non vuò perder il cervello
Andres Montilla, Riccardo Pisani, ténor
Ensemble Cantar Lontano
*premières mondiales
Si les tableaux romains du XVIIe siècle prenaient vie, cet album en serait la bande originale idéale !
Stefano Landi (1587-1639) fut l'une des figures les plus novatrices de la Rome baroque. Contemporain de Monteverdi et surtout connu pour ses opéras sacrés et le révolutionnaire Sant'Alessio (1632), Landi cultiva néanmoins une surprenante dimension profane, mêlant ironie, théâtralité, comédie et pathétique. Sa musique, puisant à la fois dans l'imagerie raffinée de la poésie de Marini et dans des accents populaires et grotesques, occupe une place unique entre élégance courtoise et immédiateté expressive.
Cet album propose un voyage fascinant au cœur de l'univers profane du compositeur romain, qui fut l'un des compositeurs d'arias les plus prolifiques et représentatifs : de 1620 à 1639, il publia huit recueils d'arias, dont seuls quatre nous sont parvenus. L'essai de Luca Dalla Libera, écrit spécialement pour le livret de cet album, offre un panorama du génie créatif de Landi et de son importance non seulement à Rome, mais dans toute l'Europe.
Les arias et duos présentés ici – dont beaucoup sont des enregistrements inédits – dressent un véritable panorama de personnages théâtraux du début du XVIIe siècle, où l'amour se manifeste sur des tons dramatiques, ironiques et grotesques, dans une éternelle « bataille amoureuse ».
Cantar Lontano, sous la direction de Marco Mencoboni, nous guide à travers cette bande originale envoûtante de la Rome du XVIIe siècle, qui n'est autre que la musique sous-jacente aux splendides tableaux de Gentileschi et du Caravage. Les voix de Riccardo Pisani et d'Andrés Montilla insufflent la vie aux textes poétiques sur lesquels Landi tisse ses lignes mélodiques, toujours empreintes d'expressivité. Ce qui se dessine, c'est le portrait d'un maître du « théâtre miniature », capable d'allier comédie, tragédie et intrigue amoureuse à une modernité surprenante.
Dans « Eterno fòco », les airs et duos de Stefano Landi sont accompagnés de pièces instrumentales composées par ses collègues : Kapsberger, Bassani et Froberger. Ce dernier est lié à Rome non seulement par ses études auprès de Frescobaldi, mais aussi par sa correspondance avec Athanasius Kircher, qui a inclus une composition du claveciniste allemand dans ses Musurgia Universalis.