Chopin, Martin Garcia Garcia, piano

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    Etudes op.10 n°25

    Nocturne op.55 n°2

    Ballades op.23 & op.47

    Valses op.34 n°1 & 3

    Impromptu op.51

    Scherzo op.31

    Polonaise op.53

    Préludes op.28 n°17, 19, 23

    Sonate op.58

    3 Mazurkas op.50

    Prélude op.45

    Concerto pour piano n°2

     

    Martin Garcia Garcia, piano

    Warsaw Philharmonic Orchestra

    Andrzej Boreyko

    Du caractère, Martín García García n’en manque pas, ni de panache d’ailleurs. Son Chopin extraverti sera en première écoute assez formidable, avec ses traits emportés, sa grande sonorité un peu claironnante, ses élans où semble passer le souvenir du jeune Kissin. Mais la réécoute ne lui sera pas si généreuse, il sacrifie trop le génie révolutionnaire de Chopin sur l’autel de l’effet, un peu trop d’esbroufe gratuite (la Polonaise), des maniérismes en place de lyrisme, une tentation narcissique à s’écouter (Largo de la Sonate), empêchent de le placer comme un interprète naturel du compositeur de la Fantaisie ; d’ailleurs, il se garde bien d’aborder les pièces les plus allusives, et ne donne guère d’arrière-plans aux deux Ballades. Reste l’effusion du geste, un vrai charisme qui emporte le Concerto, Op. 21.

    Contraste, dès la première note du Nocturne en si majeur, tout le monde secret de Chopin s’offre dans le piano ombreux de Kyohei Sorita, affaire de sonorité, profonde, ourlée, voluptueuse jusque dans l’héroïsme (la Ballade en fa majeur), affaire de qualité d’un jeu toujours sensible aux polyphonies, affaire de style jusque dans un usage savant et diablement efficace du rubato, et simplement de moyens : virtuose accompli, regardé depuis quelques années déjà dans son Japon natal comme un pianiste majeur de sa génération, il foulait à nouveau la scène du Concours Chopin qu’il avait étrenné pour la première fois en culottes courtes : on était en 2005.

    Depuis l’enfant s’est fait homme, et il faut entendre la rage noire avec laquelle il empoigne la tempête du Scherzo en si bémol mineur. Fabuleux ! Le brio ne lui fait pas peur, et surtout il ne le fait pas vide ; sa Valse en fa majeur est subtilement tangente, son Rondo à la Mazur plus que délicieux (même si pas aussi parfaitement réglé que celui du vainqueur du ConcoursBruce Liu), et son Concerto, Op. 11 montre une fantaisie, une imagination pour les couleurs comme pour les phrasés, et comme il piaffe le Rondo !

    Incroyable qu’il n’ait pu être que second (et second avec Gadjiev), alors que ce pianiste fabuleux aurait mérité, si cela est possible au regard des statuts du Concours, de partager la Palme suprême avec Bruce Liu. Ceux qui connaissent ses disques Denon ne seront pas surpris ; pour les autres, il y aura révélation.

    Artamag' - septembre 2022

    Détails

    Informations sur l'article

    GTIN13

    5906395034802


    Format

     2 CD

     

     

    Référence

     NIFCCD645

    Label

     INSTITUT FREDERIC CHOPIN