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Inveniendi / Nicolas Arsenijevic, saxophone

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Nicolas Arsenijevic, saxophone

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JOHANNES BRAHMS Quintette pour clarinette op.115 (transcription avec sax)

ADOLF BUSCH Quintette pour saxophone et quatuor à cordes op.34

RICARDO NILLNI Inveniendi

JEAN-BAPTISTE DOULCET L’or et le cuivre

 

L’ars inveniendi, ou “l’art d’inventer”, est le processus intellectuel qui consiste à bâtir avec des données connues un raisonnement capable d’aboutir à la création d’une réalité élargie, signifiante, ouvrant sur de nouvelles perpectives. Ce processus préside, à l’origine, à toute démarche mathématique et logique et, par extension, à toute démarche créatrice. Héritier de ce concept, cet enregistrement l’est assurément puisqu’il donne à entendre une formation singulière où le quatuor à cordes et le saxophone alto, dont on connaît les sonorités respectives et auxquels on associe des répertoires bien distincts et souvent opposés, se rencontrent pour révéler des timbres et des équilibres sonores nouveaux. En effet, le saxophone, élaboré par son créateur Adolphe Sax pour “chanter” et vibrer à la manière des instruments à cordes mais avec davantage de puissance, vient ici enrichir le miroitement sonore du quatuor à cordes d’un souffle taillé sur mesure, entendu comme une évidence.

Conçu originellement pour rendre hommage au Quintette pour clarinette et cordes en si mineur opus 115 (1891) de Johannes Brahms, pièce maîtresse de la musique de chambre en quatre mouvements d’une unité rare, le programme présenté ici s’ouvre sur une transcription de ce dernier pour quatuor et saxophone alto. Un peu plus loin, le Quintette pour saxophone et cordes opus 34 (1925) d’Adolf Busch, célèbre violoniste allemand de la première moitié du XXème siècle, lui donne la réplique. Dans la lignée de Max Reger, son écriture harmonique audacieuse et sa polyphonie riche, allant jusqu’au contrepoint, viennent s’opposer délibérément au sérialisme défendu à la même époque par les compositeurs de la Seconde Ecole de Vienne.

Dans L’Or et le Cuivre (2019), Jean-Baptiste Doulcet a littéralement voulu fondre les textures sonores des cordes et du saxophone, comme la fusion de métaux dans un creuset alchimique. La forme en est mouvante, fantaisie ou poème, et le saxophone n’y a pas l’ombre d’un discours concertant : se faisant tantôt premier violon, tantôt second, parfois alto, il s’intègre tout naturellement à la charpente du quatuor sans en briser l’équilibre. Enfin, Inveniendi (2019) de Riccardo Nillni, œuvre éponyme de cet enregistrement, se veut une image sonore du principe d’ars inveniendi défini plus haut : un mi bémol, certitude première et “nœud d’immanence” va, petit à petit, nous mener “dans des eaux inconnues, jusqu’à de nouvelles rives.”