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Ruth Slenczynska / Intégrale des enregistrements DECCA américains

ELQ4841302

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Coffret 10 CDs

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53,90 € TTC

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CD 1

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

12 Études, Op. 10

Impromptu No. 1, Op. 29

Impromptu No. 2, Op. 36

 

CD 2

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

12 Études, Op. 25

Impromptu No. 3, Op. 51

Impromptu No. 4, Op. 66 ‘Fantaisie-Impromptu’

 

CD 3

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

Scherzo No. 1, Op. 20

Scherzo No. 2, Op. 31

Scherzo No. 3, Op. 39

Scherzo No. 4, Op. 54

 

CD 4

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

Grande Valse brillante, Op. 18

3 Valses, Op. 34

Valse, Op. 42 ‘Grande Valse’

3 Valses, Op. 64

2 Valses, Op. 69

3 Valses, Op. posth. 70

Valses, Op. posth.

 

CD 5

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

24 Préludes, Op. 28

Polonaise, Op. 53

 

CD 6

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

Ballades No. 1 à 4

FRANZ LISZT (1811–1886)

Six Chants polonais de Frédéric Chopin, S.480

transcription pour piano de mélodies de Chopin Op. 74

 

CD 7

FRANZ LISZT (1811–1886)

Rhapsodie espagnole, S.254

Feux follets (No. 5 tiré des 12 Études d’exécution transcendante)

Six Grandes Études de Paganini, S.141

 

CD 8

J.S. BACH (1685–1750)

Chromatic Fantasia & Fugue, BWV 903

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)

Nocturne, Op. 9 No. 1

FELIX MENDELSSOHN (1809–1847)

Rondo capriccioso, Op. 14

SERGEI RACHMANINOV (1873–1943)

Prélude, Op. 3 No. 2

DOMENICO SCARLATTI (1685–1757)

Sonate, K 455

BÉLA BARTÓK (1881–1945)

Six Dances folkloriques roumaines, BB 68 (Sz.56)

ROBERT SCHUMANN (1810–1856)

Liebeslied (Widmung), S.566, transcript par Liszt

CLAUDE DEBUSSY (1862–1918)

La fille aux cheveux de lin (Préludes: Livre I)

FRANZ LISZT (1811–1886)

Rhapsodie hongroise No. 15

 

CD 9

J.S. BACH (1685–1750) Prélude, BWV 937

FELIX MENDELSSOHN (1809–1847) Spinning Song, Op. 67 No. 1

FRANZ SCHUBERT (1797–1828) Moment musical, Op. 94 No. 3

SERGEI PROKOFIEV (1891–1953) Suggestion diabolique

FRANZ LISZT (1811–1886) Rhapsodie hongroise No. 12

SERGEI RACHMANINOV (1873–1943) Prélude, Op. 23 No. 6

MODESTE MOUSSORGSKI (1839–1881) Hopak (Sorochintsy Fair)

ROBERT SCHUMANN (1810–1856) Der Kontrabandiste (arr. Tausig)

CLAUDE DEBUSSY (1862–1918) Clair de lune(Suite bergamasque)

HEITOR VILLA-LOBOS (1887–1959) Moreninha (Prole do Bebe)

FRÉDÉRIC CHOPIN (1810–1849)Polonaise No. 6, Op. 53

 

CD 10

FRANZ LISZT (1811–1886)

Concerto pour piano No. 1, S. 124

Wiener Symphoniker

Carl Melles

CAMILLE SAINT-SAËNS (1835–1921)

Concerto pour piano No. 2, Op. 22

Symphony of the Air

Henry Swoboda

Enfant prodige elle le fut, et adulée autant pour la virtuosité que pour la musicalité, cela lui laissa une amertume dont Forbidden Childhood, l’autobiographie de ses années à tresses qu’elle publia à l’âge de trente-deux ans, laisse à peine paraître. Enfance interdite, d’autres pianistes femmes l’auront vécue, Aline van Barentzen la première, mais Ruth Slenczynska ne se laissa pas détruire comme sa compatriote, elle continua à jouer en public une fois la guerre terminée, affirmant son art.

New York en fera une de ses pianistes favorites. L’ardeur de son jeu, le son résolument moderne de son Chopin qu’elle avait pourtant travaillé gamine à Paris avec Alfred Cortot, l’éloquence de ses phrasés et l’ampleur de sa sonorité si colorée se retrouvent intacts dans les albums qu’elle grava à la charnière des années cinquante et soixante pour la Decca américaine.

Chopin en est à la fois le sujet et l’objet. Les Etudes, qui furent diffusées en Europe sous étiquette Deutsche Grammophon, cueillirent à froid les mélomanes du Vieux Continent. Slenczynska les joue stricto sensu comme des études, et avec cette rage splendide qui semble jouir d’une virtuosité athlétique. On est loin des visions d’Alfred Cortot ou de la poésie de Grigory Ginzburg, mais quel feu, quelle façon d’épuiser le clavier !

Les tempos seront toujours vifs, dans les Ballades intranquilles, dans les Valses jouées prestes et gardées des charmes par le corset du rythme, dans les Impromptus qui filent, mais ce sens du preste qui évite à son Chopin le moindre sentiment pour mieux en aviver les sensations, s’appuie sur un art des transitions que peu de pianistes, et même les plus ardents illustrateurs de l’auteur de la Polonaise “Héroïque”, auront possédé à ce point. Alors tout ce que ce piano proclame sait se fondre dans des clairs-obscurs qui pourtant ne cèdent jamais la mesure. Ecoutez la Quatrième Ballade.

Sommet de son anthologie Chopin, les Scherzos, où ses mains voraces, ses doigts impitoyables, dévorent littéralement le texte. Ah !, son Chopin n’est pas pour les tièdes, et j’enrage qu’elle ne nous ait pas donné toutes les Polonaises, l’Opus 53 ne suffisant pas à me consoler.

Des Liszt  Premier Concerto, Etudes de Paganini, et Rhapsodie espagnole anthologique – montrent comment sa technique transcendante s’exaltait dans un plaisir physique qui est la drogue des virtuoses –, mais lorsque Liszt se marie à Chopin pour les Six Chants Polonais, soudain c’est comme si deux mondes s’équilibraient, dans un toucher fulgurant qui fait des étincelles poétiques.

Attachante, sa gravure du Deuxième Concerto de Saint-Saëns, où elle semble nous parler d’un monde perdu … et deux disques de bis, qui agrandissent la focale de son art : écoutez les Danses roumaines de Bartók, ou Suggestion diabolique de Prokofiev, le giocoso du petit Prélude de Bach ou encore l’imaginaire qu’elle met à la 12e Rhapsodie hongroise.

Cette petite boîte précieuse, que seul Cyrus Meher-Homji aurait pu publier, conserve intact, à son sommet, l’art d’une des grandes pianistes du XXe siècle. Ivory, le label d’Earl Wild y ajoutera d’autres merveilles d’automne, et les Japonais d’autres encore, au seuil de l’hiver, mais en tout cas Ruth Slenczynska trouvera sous le sapin de Noël ce joli coffret, prémices de tous nos vœux pour ses prochains quatre-vingt-seize printemps le 15 janvier 2021.