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ALBERT FERRER Les enregistrements Decca 1945-1951 Agrandir l'image

ALBERT FERBER Les enregistrements Decca 1945-1951

ELQ4829390

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Albert Ferrer, piano

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Joseph Haydn Fantaisie Hob.XVII:4

W.A. Mozart Menuet KV355 & Gigue KV574

L.V. Beethoven Sonate n°26 « Les Adieux »

Franz Schubert Impromptu D.935 n°1

Sonate pour piano D.664

Félix Mendelssohn Romances sans paroles

Albert Ferber : je découvrais un jour à Londres deux microsillons Saga formant une anthologie Fauré qui m’intriguait. À l’époque, on pouvait demander à entendre les disques en boutique, le vendeur plaça le diamant sur le 13e Nocturne, je compris dans l’instant que j’avais enfin trouvé un nouveau Dieu pour mon panthéon des pianistes fauréens. Depuis, j’ai traqué chaque note d’Albert Ferber, j’ai convaincu EMI de rééditer son intégrale du piano de Debussy – déception, les bandes originales, mangées aux mites, n’en conservaient que l’ombre, mieux aurait valu repartir des microsillons Ducretet – j’ai recherché quelques trop rares concerts, j’ai appris qu’il avait fréquenté assidument Rachmaninoff à Londres et en Suisse, jouant avec lui à deux pianos. Comment Ferber avait-il donc pu faire alors si peu de disques ?

Un seul microsillon 20 cm Decca conservait dans une même poésie immatérielle de timbres et de cantabile des Romances sans paroles de Mendelssohn et les Scènes d’enfants de Schumann, mais je savais que dormaient chez l’éditeur anglais des 78 tours jamais trouvés, une Sonate « Les Adieux ». Là voilà, incroyable de suggestion, volatile et diseuse à la fois, avec, mesuré, compté, un effet stupéfiant dans la dernière page, comme le temps qui s’égrène lui-même avant l’envol final. Personne ne l’aura jouée comme lui.

Mais ce n’est pas tout, un modeste ensemble Schubert avec l’Impromptu en fa fusant, et une petite la majeur d’une déconcertante simplicité, plus ombreuse qu’à l’habitude, me rappellent qu’un de ses ultimes disques réunissait tous les Impromptus (Hypérion serait bien inspiré de le rééditer).

Cyrus Meher-Homji et Jonathan Summers ont même retrouvé trois inédits : le touché enjoué qui enivre la petite boite à musique de la Fantaisie en ut majeur de Haydn, les timbres adamantins de deux petites merveilles mozartiennes (et dans la Gigue quelque chose d’un peu fantasque) nous montrent Ferber comme le magicien du clavier qu’il fut toujours.

Decca lui offrira deux autres sessions en mars puis en mai 1949 pour quelques Chopin, quelques Debussy et la Sonate Op. 10 No. 3 de Beethoven. En retrouvera-t-on jamais les matrices ?

Jean-Charles Hoffelé - Artamag'