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Henri Duparc (1848-1933) Mélodies / Cury, Chamoux

CAL2079

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Intégrale des 13 mélodies (édition 1902)

Emmanuel Cury, baryton

Sandra Chamoux, piano

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60 Produits

16,50 € TTC

Fiche technique

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Cette intégrale chronologique des mélodies d’Henri Duparc nous permet de découvrir la trajectoire singulière de ce compositeur français.

 

  1. Chanson triste 3’53
  2. Soupir 3’44
  3. Au pays où se fait la guerre 6’01
  4. L’invitation au voyage 4’59
  5. La vague et la cloche 6’47
  6. Élégie 3’44
  7. Extase 3’54
  8. Le manoir de Rosemonde 3’11
  9. Sérénade florentine 2’35
  10. Phidylé 6’59
  11. Lamento 4’03
  12. Testament 4’54
  13. La vie antérieure 5’35

Nous avons voulu proposer un parcours qui permette de découvrir ou de connaître mieux la destinée singulière de ce compositeur. Sa vie de souffrances s’est construite dès sa jeunesse autour de symptômes inexplicables, d’autant plus chez ce tempérament apparemment fort, typique de ces hommes grands et joviaux desquels on attend une santé de fer.

De sa fidélité à une longue tradition familiale catholique et réactionnaire à son admiration pour le romantisme en particulier baudelairien, de son amour inconditionnel pour la musique allemande et en particulier celle de Wagner qu’il a rencontré plusieurs fois, à son patriotisme flamboyant lui faisant revendiquer nombre de teutons envoyés ad patres, notre impression, au fur et à mesure que nous entrions dans son univers, fut celle d’un être torturé par ces contradictions, malade de ne pouvoir prendre clairement position entre des pôles inconciliables. La démarche religieuse, puis quasi mystique (d’un mysticisme très « soubirien »), qui a accompagné la longue deuxième partie de sa vie aura été celle du renoncement au romantisme, et par conséquent celle de l’acceptation progressive de la fin de son activité créatrice. Ces contradictions nous ont paru d’autant plus insupportables à vivre pour un auteur qui, à chaque pas de notre progression dans son œuvre, nous faisait avancer dans un comportement de plus en plus « chambriste », donnant à l’enchevêtrement des intentions, des couleurs, des rythmes, des phrases, une telle importance que nous étions emportés de plus en plus loin dans une intimité étonnante entre deux instruments traités parfois de façon résolument différente, tout en étant implacablement menés à « chanter » l’autre aussi. Cet accompagnement rend possible une appréhension et une écoute différente de ces mélodies, parfois prédictions, parfois lecture du présent. De ce point de vue, le choix du chronologique, qui n’a pas été celui de Duparc lors de l’édition définitive de 1902, nous a paru très porteur de sens. En revanche, nous avons voulu respecter le choix qu’il a fait de laisser à la postérité 13 mélodies sur les 17 qu’il avait composées. Ce choix, qui correspondait à celui que nous aurions fait par appétence, nous paraissait fort judicieux