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J.S.Bach (1685-1750) Les Suites anglaises BWV 806-811 / Paolo Zanzu Agrandir l'image

J.S.Bach (1685-1750) Les Suites anglaises BWV 806-811 / Paolo Zanzu

MF8032

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Suite n°6 BWV 811

 

Paolo Zanzu, clavecin

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30 Produits

21,50 € TTC

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Des trois grands recueils de suites que Bach a écrits pour le clavier, les Suites anglaises sont très probablement les premières à avoir été composées, autour de 1720 à Köthen. Si dans ces pièces l’on peut admirer une construction architecturale de dimensions grandioses, un lyrisme qui s’affranchit des contraintes formelles ou encore la grâce tendre des galanteries, ce qui les rend incontestablement uniques ce sont la puissance, la grandeur et surtout la virtuosité sans frein, qui en font un recueil majeur de la littérature pour clavier.

Formé par les plus grands interprètes et professeurs, Paolo Zanzu est une des figures majeures du clavecin en Europe et dans le monde. Collaborateur actif des Arts Florissants comme continuiste et chef, il mène une inspirante carrière de concertiste et de pédagogue.

Dans son élégant texte de présentation, Paolo Zanzu s’amuse à débrouiller les fausses pistes qui auront fait nommer “anglaises” les musiques les plus françaises que Bach ait écrites, et fort de ses éclaircissements, les poursuit au clavecin.

Les Préludes eux-mêmes sont tendres, les Allemandes si chantées ravissent autant par la pureté de leur forme que par la beauté nostalgique de leurs accents, sœurs d’âme des Sarabandes qui, dans chaque suite, semblent leur répondre en majesté.

L’art de la danse est omniprésent tout au long du recueil, et Paolo Zanzu le fait entendre, mieux il fait voir les danseurs dans les voltes des Bourrées (celles de la Deuxième Suite sont littéralement fusées, génialement ivres), et de tous les timbres de son melliflu Anthony Sidey fait en 1995 d’après un clavecin allemand, il peint même les paysages qui poétisent les Gavottes de la Troisième Suite dont la Musette hésite avec des charmes de boîte à musique, quelle jolie idée.

Venant d’un si jeune homme que je sais versé dans les ensembles baroques français avec art, je ne m’étonne pas de tant d’inventions, mais plutôt de tant de subtilités, d’élégances, de nuances. Son clavecin respire toujours, preuve qu’il sait métamorphoser son instrument, et lorsque paraît l’ombreuse Suite en ré mineur  Bach résume une langue qui s’est complexifiée suite après suite, Paolo Zanzu arde son clavecin, emporte le discours altier, met un duende quasiment scarlattien aux Gavottes, et cravache à lui faire perdre haleine la Gigue diabolique où les ménades font danser leur effrayant cortège.

J.C. Hoffelé - Artmag'