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Le petit garçon qui avait envie d’espace JEAN GIONO / BENOÎT MENUT

SEM003

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Cécile Brochoire, récitante

Michaël Dian, piano

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16,50 € TTC

Fiche technique

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1. Prélude 3’52

2. Il y avait un petit garçon 2’21

3. Traversons le pré 2’17

4. Si je montais dans un arbre 1’06

5. Badinerie 2’38

6. Il fallut le répéter plus de trois fois 1’48

7. C’est à peine le début de l’après midi 0’39

8. Le miel était évidemment une chose intéressante 2’54

9. On dirait que tu n’es pas content 1’34

10. Ce fut à la tombée de la nuit 2’52

11. Et c’est dans le lit que la chose arriva 3’05

12. C’était comme un immense tapis 1’58

13. Pendant que le petit garçon faisait toutes ses réflexions 1’38

14. Le Cygne 2’45

15. Où était le moulin ? 2’07

16. Il se réveilla 2’16

Commandé par un fabricant de chocolat suisse, Le petit garçon qui avait envie d’espace est paru en 1949, cinq ans avant que Gionone soit élu à l’Académie Goncourt. Dans l’œuvre prolifique de l’écrivain manosquin, c’est le seul texte composé pour les enfants. Écrivant pour eux, il ne s’est privé d’aucune ressource de son immense talent, n’a pas simplifié sa langue ni renoncé à la richesse de son écriture. Sa voix est intacte, reconnaissable entre toutes. Comme lui, le compositeur Benoît Menut a donné libre cours à son inspiration. Il n’a pas confiné son écriture dans une palette d’expression réduite, ni adopté une autre langue que la sienne et on retrouve dans cette pièce la même exigence musicale que dans ses œuvres les plus importantes. En acceptant de mettre en musique les mots de Jean Giono – j’ai fait un travail d’enluminure, confie-t-il – il encourage l’imagination du lecteur, cette puissance qui est au cœur du récit. Ce faisant, il offre une place à l’auditeur et lui donne à entendre ce que l’écriture de Giono laisse deviner, les paysages, les émotions des personnages, la complicité d’un père et d’un fils, la tendresse d’une mère. Non par une traduction musicale littérale, simple commentaire sonore qui doublerait le déroulement du récit, mais par un authentique geste d’invention qui ouvre l’oreille, fait ressentir l’espace autour de soi et en soi.


BIOGRAPHIES


JEAN GIONO, écrivain Jean Giono est né le 30 Mars 1895 à Manosque dans les Alpes de Haute Provence. Son père, d’origine italienne était cordonnier et sa mère repasseuse. Autodidacte, à la curiosité universelle, il découvrira la Bible, Homère, entre l’échoppe de son père et l’atelier de sa mère. Pour venir en aide financièrement à ses parents, Jean Giono est obligé de quitter le collège en seconde et devient employé de banque. En 1915, il est envoyé au front à Verdun, une expérience qui le marquera profondément. Giono décide de se consacrer à l’écriture et publie en 1929 son premier roman Colline qui remporte le prix américain Brentano. Giono peut quitter la banque et vivre de sa plume : Grasset et Gallimard se le disputent. En 1930, il reçoit le prix Northcliffe pour son roman Regain et est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1932. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, même s’il n’a jamais pris position pour les nazis ou le régime de Vichy, il est accusé de collaboration, emprisonné quelques mois et inscrit sur la liste noire du Comité national des écrivains qui lui interdit toute publication. Ce n’est qu’en 1947 que cette interdiction est levée. En 1953, il reçoit le Prix Littéraire du Prince Pierre de Monaco et entre l’année suivante à l’Académie Goncourt. Giono ne quittera Manosque que pour de brefs séjours à Paris et quelques voyages à l’étranger. En 1953, il obtient le Prix Prince Rainier de Monaco pour l’ensemble de son œuvre. Giono, à la culture immense, universelle, est un auteur qui a peint la nature, dans une langue simple, une écriture dépouillée. Celui qui s’est surnommé «le voyageur immobile» est mort enterré à Manosque, en
1970.

BENOIT MENUT , compositeur Benoît Menut est lauréat du Grand Prix SACEM 2016 de la musique symphonique - catégorie jeune compositeur, de la Fondation Banque Populaire (2008) et a reçu des prix de la Fondation Francis et Mica Salabert (2014) et Charles Oulmont (2019). Fando et Lis, son premier opéra d’après la pièce de Fernando Arrabal, fut créé en mai 2018 à l’Opéra de Saint Étienne sous la baguette de Daniel Kawka. Cette œuvre lui vaut le prix Nouveau Talent decerné par la SACD. Lors de sa remise, il définit son travail comme « de l’énergie en sons portée par du sens ».  Ses œuvres sont jouées dans divers festivals et saisons : la Philharmonie de Paris, La Scala Paris, les Flâneries Musicales de Reims, le Musée d’Orsay, La Chaise-Dieu, les opéras de Rennes, Saint-Etienne, Nancy, le Festival Contemporain de Vienne, le Festival de Chœur d’Arezzo, de Novara, de Kobé, Montréal et Munich... Monologue[s], premier disque monographique, enregistré par l’Ensemble Accroche Note, a été salué par la critique. Benoit Menut a été compositeur en résidence et associé à l’Orchestre Symphonique de Bretagne de 2014 à 2019 et résident à l’abbaye de La Prée de 2007 à 2009. Il a écrit pour de nombreux ensembles vocaux - les Cris de Paris, le Chœur Britten, Mikrokosmos, la Maîtrise de NotreDame de Paris, la Maîtrise de Radio-France, le Chœur National des Jeunes... ainsi que des solistes et ensembles reconnus - Emmanuelle Bertrand, Ophélie Gaillard, David Kadouch, Marianne Piketty, Jean Ferrandis, Paloma Kouider, Patrick Langot, Stéphanie Moraly, Christophe Beau, Lise Berthaud, Clément Saunier, Maya Villanueva, le Quatuor Stanislas, le Quatuor Tana, l’Ensemble Calioppée, Hélios, le Trio Karenine, le quatuor « les Anches-Hantées », l’ensemble C-Barré,... Dans le domaine orchestral, de nombreux orchestres lui ont passé commande - l’Orchestre de
Paris, l’Orchestre Nationale d’Ile de France, les orchestres de Nancy, de Bretagne, Caen, des Pays de Savoie, de Saint-Etienne... Il a mis en musique de nombreux auteurs, poètes et metteurs en scène tels que Florence Lavaud, Jacques Roubaud, Dominique Lambert, Christian Bobin, Pascal Quignard... Ce lien avec les mots tient une place essentielle dans son travail. Sa saison 201920 sera marquée par une nouvelle création lyrique à la Philharmonie de Paris, un spectacle avec Pascal Quignard, une fresque chorale avec Christian Bobin en récitant et la sortie de son deuxième disque monographique intitulé Les Iles à paraître chez Harmonia Mundi. Benoît est aussi directeur artistique du «Collectif 21e Parallèle» et du festival de musique de chambre Autour du
Ventoux. Sa musique est éditée aux Éditions Musicales Artchipel. Enfin, il aime transmettre la musique : titulaire du CA et DE obtenus après ses études aux CRR et CNSM de Paris (avec Alain Mabit, Jacques Castérède, Alain Louvier, Olivier Trachier…), il fut professeur de formation musicale, d’analyse et de composition dans de nombreux conservatoires. Mais c’est réellement au contact de ses pairs qu’il revendique son apprentissage. Ainsi, il a travaillé auprès d’Olivier Greif, dont il fut le dernier élève, de Jean-Louis Florentz, de Philippe Hersant et qualifie ses brèves rencontres avec Henri Dutilleux de « fondatrices ». Il participe régulièrement aux formations organisées par les CNSM de Paris et Lyon. Il est aussi l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages pédagogiques (L’Ouverture à la Musique, La Dictée en Musique, aux éditions Henry Lemoine) et de biographies de compositeurs (Guy Ropartz, Olivier Greif, Pierick Houdy…).

CÉCILE BROCHOIRE, comédienne et metteur en scène Cécile Brochoire a commencé son parcours artistique par l’apprentissage de la musique avant de se tourner vers le texte, sensible à la question du langage et de sa transmission. Après une formation de théâtre à l’Université Paris 3 La Nouvelle Sorbonne, elle commence à travailler, envisageant la scène comme une espace où déployer une vision collective de son art. Depuis 2006, elle est installée dans les Hautes-Alpes où elle a fondé la Compagnie Chabraque. Metteur en scène, Cécile Brochoire est particulièrement engagée auprès des habitants de son territoire de vie. Ainsi, ses nombreuses créations laissent une large place à des comédiens amateurs, jeunes et moins jeunes, qu’elle conduit à la découverte d’auteurs vivants pour de fructueux dialogues avec le monde (Wajdi Mouawad, Frédéric Sonntag, Sonia Chiambretto, Jean-René Lemoine, Philippe Dorin, Dario Fo…). En août 2017, elle retrouve la scène aux côtés de Michaël Dian pour une lecture en musique du Petit garçon qui avait envie d’espace, de Jean Giono sur une musique de Benoît Menut. Ce spectacle, simple et lumineux comme la langue de l’écrivain manosquin, est donné plus de trente fois, dans les écoles et les bibliothèques des HautesAlpes. L’enthousiasme suscité par cette lecture en musique lui ouvre les portes des festivals de création musicale : Tous en Sons (Marseille), Autour du Ventoux (Vaison-la-Romaine), Présences Féminines (Toulon), Ars Terra (Hauts de Seine) etc… Désireuse de poursuivre cette collaboration originale liant texte et musique, elle suggère une collaboration avec Laurine Roux, une jeune autrice installée, comme elle, dans les Hautes-Alpes. Ce sera Chant de coton, dont la compositrice Florentine Mulsant a signé la musique, créé en juillet 2019 dans le cadre de la 23e édition du Festival de Chaillol. Elle travaille actuellement à la mise en scène de Burnout d’Alexandra Badéa (La Passerelle,
Scène Nationale de Gap) pour laquelle elle partagera le plateau avec le comédien Pierre Laneyrie.


MICHAËL DIAN, pianiste Michaël Dian est né à Marseille. Pianiste de formation, il a reçu, adolescent, l’enseignement de Pierre Barbizet, muscien à l’érudition encyclopédique et humaniste. Ce maître de musique l’initie à une conception exigeante et généreuse de son art, bruissante d’interrogations philosophiques et éthiques. Ces conversations inaugurales ont constitué les premisses d’un geste musical qui cherche, par l’oeuvre, la relation à l’Autre. Vient ensuite l’effervescence des années parisiennes, inaugurées par son entrée au Conservatoire National Supérieur de Musique, période qui se clôt par des Premier Prix de piano, de musique de chambre et de pédagogie fondamentale, récompenses bientôt doublées du Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur. Il conjugue pendant plus de vingt ans une  responsabilité d’enseignant à une activité intense de concert, comme pianiste, chef de choeur ou d’orchestre, conduit ses premières productions pour la scène où se rencontrent des artistes issus d’autres univers artistiques, du théâtre à la danse, en passant par les arts du cirque et de la marionnette. En 1997, entouré de quelques amis musiciens réunis pour l’occasion, il fonde le Festival de Chaillol dans les Hautes-Alpes. Comme directeur, il met en œuvre une démarche originale de diffusion de la musique au cœur d’un territoire rural de montagne, progressivement remarquée par les artistes et les institutions de la musique. En 2018, il est décoré du grade de Chevalier des Arts et des Lettres par Françoise Nyssen, alors Ministre de la Culture, qui reconnaît la valeur de son engagement et attribue à l’Espace Culturel de Chaillol l’appellation Scène Conventionnée d’intérêt national Art en territoire. Michaël Dian est associé au Départements des Arts de la faculté d’AixMarseille. Il accompagne les étudiants de musicologie à la découverte de l’histoire des politiques publiques de la culture, des différentes facettes du monde de la production musicale. Jouer, enseigner et produire sont les trois modalités de son engagement d’artiste, essentielles et complémentaires, autour desquelles il organise son parcours de musicien.