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Pierre Kaelin (1913-1995) Messire François, oratorio / Jean-Pierre Loré

EROL200049

Nouveau produit

Pierre Kaelin

Sur un poème de Léon Chancerel

“Messire François”

Oratorio pour récitant, deux soli, choeur et orchestre

Pour le 800 ème anniversaire de la naissance de Saint-François d’Assise, Pierre Kaelin compose avec le concours de l’écrivain Léon Chancerel, l’oratorio “Messire François”. Cette œuvre obtient, en 1987, le grand prix de composition ITALIA décerné par la RAI.

 

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110 Produits

13,50 € TTC

Fiche technique

SupportCD

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Dominique LEVERD Récitant

Blandine STASKIEWICZ Mezzo soprano

Patrick GARAYT Ténor

Chœur Français d’oratorio

Orchestre Français d’oratorio

Jean-Pierre Loré

« O François, petit pauvre, voici, devant toi, un triste diseur de remords et de velléités, nostalgique d’une Patrie quittée dont il poursuit en vain la ressemblance parmi les choses de la terre.

O François, je t’ai toujours aimé. Et j’attendais impatiemment le jour qu’il me serait permis d’aller à Assise, capitale spirituelle du monde, domaine sacré du don de soi. Et j'y fus en une des heures les plus lasses de ma vie. Dans la plaine, sur les routes de Toscane et d’Ombrie, au long du lac de Trasimène, à Rivo Torto,aux Carceri, à Saint-Damien, dans Arezzo dont tu chassas les démons, à Gubbio où le loup, par toi, se fit brebis ; dans les villages innocents de la vallée et dans les humbles couvents au-dessus des ravins, partout je t’ai suivi, bouleversé de tendresse éperdue.

En toi, tout un printemps, j’ai oublié ma triste vérité, malgré le siècle et moi-même, se prit merveilleusement à prier et à chanter, à danser en moi, un petit franciscain, à l’imitation de Jacopone de Todi, de Fra Pacifico, de Giacomino de Vérone et de tant d’autres doux jongleurs de l’Ordre dont on ne sait plus le nom ni les poèmes.

Rentré en mon pays de France, dont tu aimas, ô Saint François, le clair langage, je me suis plu, mélancolique, à noter ces chansons. Le meilleur de moi-même y est enclos peut-être, avec le regret d’un âge où j’eusse pu, avec les tiens, trouver la paix intérieure qui me fuit, - cette paix de l’esprit que nous désespérons de rencontrer jamais dans notre orgueilleux cheminement vers des idéals peu précis, et, sans cesse, par les hommes et les jours démentis ».