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Paul van Kempen Intégrale des enregistrements Philips

ELQ4840237

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Coffret 10 CD

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5 Produits

51,50 € TTC

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CD 1                   

CARL MARIA VON WEBER (1786–1826)

Oberon: Overture          

GIUSEPPE VERDI (1813–1901)

La Forza del destino: Overture 

PIETRO MASCAGNI (1863–1945)

Cavalleria Rusticana: Intermezzo sinfonico       

RICHARD WAGNER (1813–1883)

Lohengrin Preludes et Treulich geführt (Bridal Chorus, Act III)              

Netherlands Opera Chorus · Henk van Wielink, chorus master

ALEXANDRE TANSMAN (1897–1986)

Isaïe, le Prophète           

Cornelis Kalkman, Netherlands Radio Philharmonic Orchestra

 

CD 2    

ARIAS & CHORUSES

Tirés de OFFENBACH Les Contes d’Hoffman, GOUNOD Faust, MEYERBEER Dinorah, WEBER Oberon, SUPPÉ Die schöne Galathee J. STRAUSS II Die Fledermaus 

VERDI Aida, NabuccoRigoletto,Il trovatore, MASCAGNI Cavalleria Rusticana, LEONCAVALLO Pagliacci, PUCCINI Tosca

Gré Brouwenstijn, soprano · Erna Spoorenberg, soprano, Lidy van der Veen, mezzo-soprano

Netherlands Radio Philharmonic Orchestra

 

CD 3                  

RUGGERO LEONCAVALLO (1857–1919)

1 Pagliacci: Intermezzo (Act I)*

Netherlands Radio Philharmonic Orchestra

TCHAIKOVSKY (1840–1893)

Symphonie No. 6, Op. 74 ‘Pathétique’  

Roméo etJuliette – Fantasy Overture    

Marche slave, Op. 31    

Concertgebouworkest

 

CD 4                                 

TCHAIKOVSKY (1840–1893)

Symphonie No. 5, Capriccio italien, Op. 45, Ouverture solennelle ‘1812’, Op. 49                            

FRANZ SCHUBERT (1797–1828) Marche militaire No. 1, D.733 (Orchestratée by Ernest Guiraud)

JOHANN STRAUSS I (1804–1849) Radetzky March, Op. 228       

Concertgebouworkest

 

 

CD 5                                  

BEETHOVEN (1770–1827) Die Weihe des Hauses – Ooverture, Op. 124      

MENDELSSOHN (1809–1847) Die Hebrideen – Ouverture, Op. 26             

ROSSINI (1792–1868) Guillaume Tell – Ouverture            

BRAHMS (1833–1897) Akademische Festouvertüre, Op. 80, Danses hongroises       

HECTOR BERLIOZ (1803–1869) Benvenuto Cellini: Ouverture    

Berliner Philharmoniker

 

CD 6                                  

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770–1827)

Symphonies No. 3 ‘Eroica’ & 8                      

Berliner Philharmoniker

 

 

CD 7                                   

BEETHOVEN (1770–1827)Symphonie No. 7        

REGER (1873–1916) Variations et Fugue sur un theme de Hiller, Op. 100    

Berliner Philharmoniker

 

CD 8

MENDELSSOHN Ein Sommernachtstraum – Ouverture, Op. 21        

ROSSINI Ouvertures de Guillaume Tell & Il barbiere di Siviglia

DONIZETTI La Fille du régiment – Ouverture                            

TCHAIKOVSKY Sérénade pour cordes, Op. 48           

Orchestre Lamoureux

 

CD 9                                  

PIOTR TCHAIKOVSKY (1840–1893)

Suite No. 4, Op. 61 ‘Mozartiana’            

Orchestre Lamoureux

GIUSEPPE VERDI (1813–1901)

Messe de Requiem (début)                       

 

CD 10                

GIUSEPPE VERDI (1813–1901)

Messa da Requiem (conclusion)             

Gré Brouwenstijn, soprano ; Maria von Ilosvay, contralto ; Petre Munteanu, ténor

Oskar Czerwenka, basse

Orchestra dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia, Roma

RICHARD WAGNER (1813–1883)

Tannhäuser: Ouverture              

Der fliegende Holländer: Ouverture                     

Orchestra del Teatro alla Scala

Complete Philips Recordings ? Allez, prince en gourmandises, Cyrus Meher-Homji s’est quand même autorisé à ajouter quelques LPs Deutsche GrammophonPaul van Kempen retrouvait en 1952 les Berliner Philharmoniker. Les neuf Danses hongroises de Brahms vous ont un de ces caractères !, explosives mais tenues, phrasées du quatuor, toutes en rythmes vifs. La fête continue avec une Ouverture pour une fête académique qui détruirait l’amphithéâtre le mieux construit : Paul van Kempen n’avait pas peur de la démesure.

Toujours dans ces mêmes sessions, écoutez l’orage de l’Ouverture de Guillaume Tell, l’électricité du galop qui rappelle le geste ravageur de Max von Schilling. Si Van Kempen n’avait pas péché par excès de sympathie envers l’envahisseur allemand, il aurait été, à armes égales avec Eduard van Beinum, le successeur de Wilhelm Mengelberg, mais sa mort prématurée le 8 décembre 1955, à l’âge d’or des chefs d’orchestre, la soixantaines à peine atteinte, aura mis un terme à une carrière brillante avant guerre, plus incertaine après.

Heureusement, le disque s’en mêla, et tôt, dès le 78 tours, d’Amsterdam à Milan en passant par Dresde et Berlin (il faut connaître sa 5e de Sibelius avec le Concertgebouw), et passé la guerre, Philips et Deutsche Grammophon lui réservèrent de trop rares sessions ici rassemblées, hors les gravures concertantes.

Les gravures avec ce qui aurait dû être son orchestre, le Concertgebouw, sont restées justement célèbres, Tchaikovski foudroyants et comme venus d’un autre temps, mais à Berlin, un ensemble Beethoven montre un style autrement pur, une ardeur qui emporte d’un même élan l’Eroica et la Septième, et fait entrer dans la Huitième déjà les cosmos de cette Neuvième qui nous manquera toujours. Rareté (aujourd’hui, mais pas pour lui, moins encore pour son temps), de somptueuses Variations sur un thème de Hiller de Reger montrent avec quelle éloquence il savait emporter les Berlinois.

Le coffret ajoute de sacrés raretés comme ces pages éparses d’opéras où Gré Brouwenstijn paraît : « Ozean: Du Ungeheuer! », le Miserere d’Il trovatore, « Voi lo sapete, o mama », « Vissi d’arte », et même une sublime Barcarolle des Contes d’Hoffmann, et des ouvertures (Forza, Oberon, Cavalleria), les Préludes de Lohengrin, un fourre-tout pour aviver les regrets où parait, improbable mais génial, cet Isaïe le Prophète dont Alexandre Tansman surveilla, incrédule, l’enregistrement.

Les sessions parisiennes avec Lamoureux montent deux Tchaikovski surprenants (Sérénade et Mozartiana), mais c’est à Milan, l’autre pôle avec Amsterdam et Berlin, que tout se sera trop tôt achevé, un peu de Wagner avec La Scala en 1947 (l’Ouverture du Vaisseau fantôme, cravachée puis orante lorsque le thème de Senta paraît, De Sabata était dans la salle) ne semblait pas annoncer à Rome, avec la Santa Cecilia, ce Requiem de Verdi imparfait mais étreignant où le mezzo furioso de Mária von Ilosvay emporte tout, où Gre Brouwenstijn, venue par quasi amour, se brûle au Libera me, ultime session d’un géant de son temps qu’Eloquence honore avec ce coffret parfait, indispensable.

J.C. Hoffelé "Artamag"