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Karl Munchinger The Baroque Legacy

ELQ4840160

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Coffret 8 CDs

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17 Produits

42,90 € TTC

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CD 1*

GIOVANNI GABRIELI (1553–1612)

Sonatas & Canzonas

Sonata pianoforte quarta bassa     

Sonata con tre violoni (Canzoni et sonate, 1615)

Canzon prima à 5

Sonata pianoforte

 

GEORG PHILIPP TELEMANN (1681–1767)

Concerto pour alto en sol M (51:G9)

Don Quichotte: Suite

Brian Runnett, harpsichord (1–8)

Heinz Kirchner, alto

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON DECCA CD

 

CD 2

ANTONIO VIVALDI (1678–1741)

Concertos violon, cordes et continuo, Op. 8 Nos. 1–4

‘Le quattro stagioni’ (Les Quatre Saisons)*

1951 RECORDING            

Concerto pour Violoncelle, Cordes et Continuo

D’après la Sonate pour violoncelle, RV 40 par Vincent d’Indy & Paul Bazelaire

FRANÇOIS COUPERIN (1668–1733)

Pièces en Concert pour Violoncelle et Cordes

Arrangé par Paul Bazelaire

Reinhold Barchet, violon (1–12)

Pierre Fournier, violoncelle (13–21)

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON DECCA CD

 

CD 3

ANTONIO VIVALDI (1678–1741)

Concertos pourViolon, Cordes et Continuo, Op. 8 Nos. 1–4

‘Le quattro stagioni (Les Quatre Saisons)

1958 RECORDING

GIOVANNI BATTISTA PERGOLESI (1710–1736)

Concertos pour flûte No. 1 et No. 2

Werner Krotzinger, violon (Vivaldi)

Jean-Pierre Rampal, flûte (Pergolesi)

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST INTERNATIONAL RELEASE ON DECCA CD

 

CD 4

JOHANN SEBASTIAN BACH (1685–1750)

Suites orchestrales No. 1 à 3, BWV 1066-1068

Jean-Pierre Rampal, flûte (Suite No. 2)

Stuttgarter Kammerorchester

CD 5

JOHANN SEBASTIAN BACH (1685–1750)

Suite orchestrale No. 4, BWV 1069

ANTONIO VIVALDI (1678–1741)

Concertos pour Violon, Cordes et Continuo, Op. 8 Nos. 1–4

‘Le quattro stagioni’ (Les Quatre Saisons)

1972 RECORDING

Konstanty Kulka, violon (Vivaldi)

Igor Kipnis, harpsichord (Vivaldi)

Stuttgarter Kammerorchester

 

CD 6

WILHELM VAN WASSENAER (1692–1766)

Concerti armonici

Concerto No. 1 à No. 6

Stuttgarter Kammerorchester

 

CD 7

JOHANN CHRISTIAN BACH (1735–1782)

Symphonies, Op. 18 Nos. 1–6

Stuttgarter Kammerorchester

 

CD 8*

JOHANN SEBASTIAN BACH (1685–1750)

1             Fugue in A minor, BWV 947

2             Fugue in G minor ‘The Great’, BWV 542     

               Transcribed by Karl Münchinger

Musical Offering, BWV 1079

Transcribed by Edwin Fischer

3             Ricercare à 6

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770–1827)

Grosse Fuge in B flat major, Op. 133

 

FRANZ JOSEPH HAYDN (1732–1809)

Symphony No. 45 in F sharp minor, H.I:45 ‘Abschieds-Symphonie’ (Farewell)

Stuttgarter Kammerorchester

Members of L’Orchestre de la Suisse Romete (Haydn)

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST RELEASE ON DECCA CD

             

CD 6

WILHELM VAN WASSENAER (1692–1766)

Concerti armonici

Concertos No. 1 à No. 6

Stuttgarter Kammerorchester

 

CD 7

JOHANN CHRISTIAN BACH (1735–1782)

Symphonies, Op. 18 Nos. 1–6

Stuttgarter Kammerorchester

 

CD 8*

JOHANN SEBASTIAN BACH (1685–1750)

Fugue, BWV 947

Fugue ‘The Great’, BWV 542                                             

Transcription Karl Münchinger

L’Offrande Musicale, BWV 1079

Transcription Edwin Fischer

Ricercare à 6

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770–1827)

Grosse Fuge in B flat major, Op. 133

FRANZ JOSEPH HAYDN (1732–1809)

Symphonie No. 45, H.I:45 ‘Les Adieux’

Stuttgarter Kammerorchester

Membres de l’Orchestre de la Suisse Romande (Haydn)

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST RELEASE ON DECCA CD

Il venait d’un autre monde, celui d’Abendroth, de Furtwängler, de Clemens Krauss, il aurait dû se vouer à Bruckner, à Brahms, à Richard Strauss, mais non, tout son être chenu mais pourtant élégant abhorrait le Romantisme. Rigueur ? Clarté. Comme ses beaux yeux le disaient assez, la baguette de Münchinger était un laser, elle faisait tout entendre, et en même temps, l’ascension des polyphonies, l’allargando des mélodies, il fallait juste trouver le point d’équilibre des deux.

Avec cela quelque chose de très allemand, dans le maintien, le sérieux, la volonté de s’effacer. L’opéra non, la grande symphonie pas plus, pas plus loin que Schubert, et avec quelle évidence ! À la génération suivante, Karl Richter ira bien de Bach à Bruckner, mais lui non. Bach oui, et comment !, question d’âme, ceux qui savent gardent précieusement ses Passions, elles voisinent avec celles de Scherchen sans crainte, car ce classique est baroque voyez-vous. Même lorsque, comme ces deux coffrets, on le prive de ses chanteurs si choisis.

Pour Karl Münchinger, il n’était pas question de laisser, quoi que les temps nouveaux en disent, Haendel, Vivaldi, Pergolèse, Telemann et même Couperin, il les dirigerait pour tout un public qui voudrait encore les entendre ainsi.

Malgré la poussière des ans, les retrouver fait plaisir. Les Mozart et les Haydn sont restés, eux, impérissables, pour l’exactitude du ton, la clarté, l’élan mesuré mais certain, le simple rayonnement d’un texte qui suffit. C’est beaucoup et cela reste.

Ces deux coffrets conservent un art qui aura refusé de se démoder, têtu dans son bon sens, et qui derrière la rigueur sourit parfois avec une impertinence de jeune homme : écoutez le Finale de la 88e de Haydn ou l’effervescence de l’Allegro con spirito de la Haffner de Mozart, et cherchez tant que vous pourrez encore le trouver le coffret Schubert que Cyrus Meher-Homji a fait paraître voici quelques années.
Car Münchinger y aura débusqué avec une justesse sidérante ce qui fait dans la symphonie comme dans Rosamunde, le génie singulier de l’orchestre du compositeur du Roi des aulnes.