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Karl Munchinger The Classical Legacy

ELQ4840170

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Coffret 8 CD

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12 Produits

42,90 € TTC

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CD 1                                                                                              

JOSEPH HAYDN (1732–1809)

Symphonie No. 88, Hob.I:88                                       

Symphonie No. 101, Hob.I:101 ‘L’Horloge’

Symphonie No. 96, Hob.I:96 ‘Miracle’*

Wiener Philharmoniker

*FIRST INTERNATIONAL CD RELEASE ON DECCA

 

CD 2                                                                

Symphonie No. 104, Hob.I:104 ‘London’°

Symphonie No. 83, Hob.I:83 ‘La Poule’*

Symphonie No. 100, Hob.I:100 ‘Militaire’*

Wiener Philharmoniker

°FIRST INTERNATIONAL CD RELEASE ON DECCA

*FIRST CD RELEASE ON DECCA

 

CD 3                                                                              

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756–1791)

Symphonie No. 31, KV 297 ‘Paris’*

Symphonie No. 32, KV 318 (Ouverture en sol M)*    

Symphonie No. 35, KV 385 ‘Haffner’*          

Stuttgart Klassische Philharmonie

Symphonie No. 40, KV 550°

Wiener Philharmoniker

*FIRST INTERNATIONAL CD RELEASE ON DECCA

              

CD 4                                  

Symphonie No. 33, KV 319*

Concerto pour Flûte, Harpe et Orchestre, KV 299

Werner Tripp, flûte

Hubert Jellinek, harpe

Concerto pour clarinette, KV 622

Alfred Prinz, clarinette

Wiener Philharmoniker

*FIRST CD RELEASE ON DECCA

 

CD 5

Sérénade, KV 250 ‘Haffner’

Willi Boskovsky, vioon

Wiener Philharmoniker

Séré nade in G major, KV 525 ‘Une Petite Musique de Nuit*

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST CD RELEASE ON DECCA

 

CD 6

Divertimento No. 1, KV 136*

Divertimento No. 11, KV 251 ‘Nannerl-Septett’*

Les Petits Riens, K.app.10 (Ballet)*

Ein musikalischer Spass, KV 522*

Stuttgarter Kammerorchester

*FIRST INTERNATIONAL CD RELEASE ON DECCA

CD 7

JOSEPH HAYDN (1732–1809)

Concerto pour violoncelle No. 2, Hob.VIIb:2

Pierre Fournier, violoncelle

Stuttgarter Kammerorchester

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756–1791)

Concerto pour violon No. 3, KV 216

attrib. W.A. MOZART (1756–1791)

Concerto pour violon No. 7 (6), KV 268 / 356b / Anh.C. 14.04

Christian Ferras, violon

Stuttgarter Kammerorchester

CD 8

LUIGI BOCCHERINI (1743–1805)

Concerto pour violoncelle, G. 482

Arrangé par Friedrich Grützmacher (1832–1903)

Pierre Fournier, violoncelle

Stuttgarter Kammerorchester

Il venait d’un autre monde, celui d’Abendroth, de Furtwängler, de Clemens Krauss, il aurait dû se vouer à Bruckner, à Brahms, à Richard Strauss, mais non, tout son être chenu mais pourtant élégant abhorrait le Romantisme. Rigueur ? Clarté. Comme ses beaux yeux le disaient assez, la baguette de Münchinger était un laser, elle faisait tout entendre, et en même temps, l’ascension des polyphonies, l’allargando des mélodies, il fallait juste trouver le point d’équilibre des deux.

Avec cela quelque chose de très allemand, dans le maintien, le sérieux, la volonté de s’effacer. L’opéra non, la grande symphonie pas plus, pas plus loin que Schubert, et avec quelle évidence ! À la génération suivante, Karl Richter ira bien de Bach à Bruckner, mais lui non. Bach oui, et comment !, question d’âme, ceux qui savent gardent précieusement ses Passions, elles voisinent avec celles de Scherchen sans crainte, car ce classique est baroque voyez-vous. Même lorsque, comme ces deux coffrets, on le prive de ses chanteurs si choisis.

Pour Karl Münchinger, il n’était pas question de laisser, quoi que les temps nouveaux en disent, Haendel, Vivaldi, Pergolèse, Telemann et même Couperin, il les dirigerait pour tout un public qui voudrait encore les entendre ainsi.

Malgré la poussière des ans, les retrouver fait plaisir. Les Mozart et les Haydn sont restés, eux, impérissables, pour l’exactitude du ton, la clarté, l’élan mesuré mais certain, le simple rayonnement d’un texte qui suffit. C’est beaucoup et cela reste.

Ces deux coffrets conservent un art qui aura refusé de se démoder, têtu dans son bon sens, et qui derrière la rigueur sourit parfois avec une impertinence de jeune homme : écoutez le Finale de la 88e de Haydn ou l’effervescence de l’Allegro con spirito de la Haffner de Mozart, et cherchez tant que vous pourrez encore le trouver le coffret Schubert que Cyrus Meher-Homji a fait paraître voici quelques années.
Car Münchinger y aura débusqué avec une justesse sidérante ce qui fait dans la symphonie comme dans Rosamunde, le génie singulier de l’orchestre du compositeur du Roi des aulnes.