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Nielsen / Symphonies 3 & 6 / Huybrechts/ Kletzki

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CARL NIELSEN (1865–1931)

1–4 Symphony No. 3, Op. 27 (FS 60) ‘Sinfonia Espansiva’                                                        

London Symphony Orchestra

François Huybrechts

 

5–6 Symphony No. 5, Op. 50 (FS 97)                                                                                              

L’Orchestre de la Suisse Romande

Paul Kletzki

 

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CARL NIELSEN (1865–1931)

1–4 Symphony No. 3, Op. 27 (FS 60) ‘Sinfonia Espansiva’                                                        

London Symphony Orchestra

François Huybrechts

 

5–6 Symphony No. 5, Op. 50 (FS 97)                                                                                              

L’Orchestre de la Suisse Romande

Paul Kletzki

Decca a eu raison de suivre Paul Kletzki durant son bref mandat à la direction musicale de L’Orchestre de la Suisse Romande (19671970) : de toute façon, les micros étaient posés au Victoria Hall et ils y étaient bien, James Lock et John Morder y avaient pris leurs quartiers, Decca voulait rester encore un peu à Genève.

Pour le label londonien, Kletzki devait graver deux Symphonies de Rachmaninov (Nos. 2, 3), un splendide couplage Hindemith/Lutoslawski (Symphonie de “Mathis”, Concerto pour orchestre avec la coupure dans le final), et cette 5e Symphonie de Nielsen, coupante comme une lame de rasoir, quasi abstraite par ses jeux de formes, d’une poésie étrange jusque dans ses irrépressibles crescendos.

Durant ce trop bref magister, Kletzki entraîna l’orchestre d’Ansermet vers de nouveaux horizons, en augmentant encore son excellence, comme le prouve l’absolue maîtrise des musiciens dans une partition pourtant redoutable.

Et quelle belle idée d’avoir été fouiller dans les archives les plus oubliées par Decca pour exhumer la Troisième Symphonie que François Huybrechts enregistra en avril et mai 1974 : le LSO était rompu à ce répertoire, mais Huybrechts y ajoute un délié, une élégance, une finesse jusque dans les plus amples forte comme dans les longs hymnes panthéistes, au point de faire regretter qu’il ait si peu enregistré.

Ce Nielsen dansant, alerte, apollinien et savoureusement coloriste est sans équivalent. Lorsque la pastorale de l’Andante étend ses arabesques édéniques, paraît un duo magique, probablement inégalé au disque : Felicity Palmer et le jeune Thomas Allen, amants perdus dans un archipel paradisiaque.

Jean-Charles Hoffelé - Artamag'