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Lucien Durosoir / Dejanira, étude symphonique sur un fragment des Trachiniennes de Sophocle

VEL1568

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Dejanira, étude symphonique sur un fragment des Trachiniennes de Sophocle

Adagio pour cordes

Poème pour violon, alto et orchestre

Suite pour flûte et petit orchestre

 

Taurida International Orchestra

Mikhail Golikov

Salzburg Chamber Soloists

Lavard Skou-Larsen

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8 Produits

9,92 € TTC

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Lucien Durosoir (1878-1955), né à Boulogne-sur-Seine le 5 décembre 1878, apprit le violon très tôt et décida, librement semble-t-il, de devenir soliste. Dès lors qu’une ambition enfantine s’avère plus sérieuse qu’une boutade, elle devient l’affaire de l’enfant lui-même, engagé par sa vocation déclarée, mais aussi celle de sa famille sans le soutien de laquelle il ne pourra franchir les obstacles géants qui se dresseront sur son parcours. Sa carrière de violoniste sera brève, à peine 13 ans, mais fulgurante et brillante. Il entre alors dans une guerre dont tout le monde ignore qu’elle sera la Grande Guerre, qu’elle durera 55 mois, qu’elle fera des millions de morts, des millions d’infirmes, des millions de veuves et des millions d’orphelins. Une guerre qui, en détruisant l’Europe, balaiera toutes les valeurs du passé et fera douter les hommes de la capacité de la civilisation à évincer la barbarie.

Au retour de la guerre, la vie de Paris, superficielle et frivole, où le talent doit passer sous les fourches caudines de la mondanité, il n’en veut pas. Il se tourne alors délibérément vers l’autre de ses anciens rêves : composer. Composer, mettre en œuvres les musiques accumulées dans son imagination durant les nuits de solitude, durant l’attente dans les tranchées lors des premiers mois de la guerre, durant les discussions avec l’ami Caplet, compositeur.

 

L’apport de Lucien Durosoir à la musique symphonique s’inscrit dans quatre œuvres dont trois sont regroupées dans le présent enregistrement. Le Poème pour violon, alto et orchestre (1920) ; Déjanira, étude symphonique sur un fragment des «Trachiniennes » de Sophocle (1923) ; la Suite pour flûte et petit orchestre symphonique (1931). S’y ajoute ici l’Adagio pour cordes, adapté du troisième mouvement de son premier quatuor. La période la plus fertile du compositeur se situe entre son retour de la Grande Guerre et les prémices de la deuxième guerre mondiale. Si ses choix l’ont orienté majoritairement vers la musique de chambre, Durosoir a néanmoins apporté au répertoire pour l’orchestre le style singulier qui est le sien, notamment dans l’écriture orchestrale où les vents se signalent par leur rôle déterminant. Hormis la Suite pour flûte et petit orchestre marquée par la fantaisie et la joie de vivre, les pièces sont pénétrées de ce sens du tragique qui a habité le musicien, de son retour de la guerre à sa mort.