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Haendel/Telemann/Arsys Bourgogne

EL0916

Nouveau produit

G.P. Telemann (1681-1767)

Deus Judicim tuum

G.F. Haendel (1685-1758)

Dixit Dominus

 

Arsys Bourgogne

Harmonie Universelle

Pierre Cao

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21 Produits

11,58 € TTC

Fiche technique

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L’association au disque du Dixit Dominus de Georg Friedrich Haendel (1685-1759) et du Deus judicium tuum de Georg Philipp Telemann (1681-1767) permet de donner une idée des fastes musicaux dont l’église, les cours et le public étaient friands dans cette Europe du début du XVIIIe siècle. Ces deux grandes fresques musicales, composées par deux compositeurs allemands qui écrivent l’un pour Rome et l’autre pour Paris, où se mélangent enfin les caractéristiques musicales des styles allemand, français et italien, offrent un riche portrait de la musique européenne dans sa variété et dans son unité.[...] L’exubérance juvénile du Dixit Dominus est renforcée par la variété vocale : le chœur est à cinq parties (sopranos I et II, altos, ténors et basses) auxquelles s’ajoutent quatre solistes intervenant fréquemment dans les mouvements à dominante chorale. Ce vaste effectif permet un travail contrapuntique très savant et foisonnant, notamment parce que les instruments doublent rarement les voix. [...]

Tout comme le Dixit Dominus évoque les fastes des cours catholiques romaines pour lesquelles il a été composé, le Deus judicium tuum (Psaume 71) de Telemann renvoie à la magnificence du Concert Spirituel parisien, [...]. Le Deus judicium tuum, qui appartient à la catégorie des psaumes, fut composé à l’occasion d’un séjour à Paris en 1737-1738. [...]

Telemann fut un des premiers compositeurs à défendre l’idée qu’une œuvre appartenait à son créateur. Par ses nombreuses batailles visant à garder les prérogatives sur sa production, il fut un précurseur de la défense de la « propriété intellectuelle ». Comme il l’écrit, il fut célébré à Paris autant par la Cour que par le public et réussit à obtenir un privilège de vingt ans grâce auquel il publia immédiatement dans la capitale française plusieurs œuvres récentes comme les Nouveaux quatuors et les Canons mélodieux. Le Deus judicium tuum fut bien exécuté au Concert Spirituel le 25 mars 1738. Œuvre brillante qui se rapproche en plusieurs points du Grand Motet français, notamment par ses effectifs, ses caractères variés et par son faste, il réunit les traditions française et italienne et fut par la suite joué en Allemagne comme pièce de concert.

Nicolas Dufetel