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GEORGES ULMER Just A Gigolo Agrandir l'image

GEORGES ULMER Just A Gigolo

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30ème  anniversaire

27 titres inclus « Pigalle » ( Chanson interdite de diffusion à la radio ! )

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25 Produits

7,42 € TTC

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1 Quand allons-nous  nous marier ?  2:49
2 Bing (Vieux cheval de gaucho)  2:34
3 Marie (Petit béguin du mois de mai)  2:49
4 Ma voiture contre une jeep   2:34
5 Un petit bout de femme   2:24
6 L'Étrange docteur Clair   3:14
7 Pigalle     3:00
8 C'est loin tout ça    3:26
9 J'ai bu     3:23
10 Gout de miel     3:10
 
Georges Ulmer-Géo Koger / Georges Ulmer 1946

11 Il jouait de la contrebasse   3:05
12 Un monsieur attendait   2:57
13 Nuits de Paris    3:08
14 Hôtel des artistes    3:00
15 Copenhague    3:13
16 Quand l'amour    2:14
17 Samedi soir     3:21
18 Nicole     3:10
19 Le Petit Bonhomme crépu   3:01
20 Just a gigolo     2:26
21 September     3:14
22 Any time that love decides   2:14
23 Dinah     2:27
24 Une éternité     3:02
25 J'ai du mal à sourire    3:05 1947
26 Le jour où tu es Partie   2:59 1947
27 Fini      2:38

Né au Danemark, élevé en grande partie en Espagne, avant de débarquer en France, où il vivra tour à tour à Perpignan, Paris, Nice, Pigalle et Marseille, Georges Ulmer incarne à la perfection l'image légère et insouciante d'un certain cosmopolitisme dilettante fort en vogue dans les milieux intellectuels et artistiques des années de l'avant-guerre et de l'immédiat après-guerre. Ce qui n'a rien d'étonnant, au fond, puisque c'est précisément dans ce genre d'ambiance qu'il fut élevé : son père étant un sculpteur coté, et sa mère une romancière suffisamment lue pour pouvoir vivre de sa plume. Une enfance danoise, plutôt heureuse et confortable, mais bouleversée par la mort précoce du père. Georges a douze ans lorsque sa mère l'emmène vivre au soleil d'Espagne, pour raisons de santé. A Palma de Majorque, pour commencer, puis à Barcelone où il fait l'essentiel de ses études secondaires et assiste au siège et à la prise de la ville par Franco. Au lendemain de la victoire de ce dernier, il passe en France où, pour gagner sa vie, il s'essaie au  métier de dessinateur humoristique. Rien ne le prédisposait, donc, à faire carrière dans la chanson - si ce n'est une voix chaude et agréable, un physique avantageux et un sens inné de la fantaisie - jusqu'à ce que Fred Adison, rencontré par hasard, lui propose, de but en blanc, de devenir le chanteur de son orchestre. Chose dite, chose faite, et Georges Ulmer abandonne ses crayons pour le micro. L'association sera, pourtant, de courte durée car, bientôt, la France est coupée en deux par l'occupant allemand et, tandis qu'Adison choisit de rester à Paris, le jeune chanteur passe en zone libre, où il fait ses débuts en solo au cabaret de L'Ecrin, à Nice, en 1942. Jouant de son accent difficilement identifiable, il se compose alors un personnage de faux cow-boy, assez similaire à celui d'Yves Montand, à la même époque, et connaît rapidement un premier succès avec Quand allons-nous nous marier ?, une pseudo ritournelle américaine inspirée des square-dances. A la Libération, sa chanson Ma voiture contre une jeep prend des allures de symbole et devient l'un des airs fétiches de la légendaire 2ème D.B. du général Leclerc. Un ton, un humour et une décontraction tout à fait dans l'air du temps de la vogue américanophile qui déferle sur l'Hexagone avec l'arrivée des alliés. Pourtant, conscient du fait qu'un tel engouement ne peut être que passager, Georges Ulmer renonce assez rapidement à son personnage d'américain de pacotille, et reçoit le Grand prix du disque, en 1946, pour J'ai bu, une chanson écrite par deux débutants prometteurs : Roche et Aznavour. Une collaboration qui restera néanmoins exceptionnelle dans la carrière de cet auteur-compositeur qui signera lui-même l'essentiel de son répertoire et affirmera bientôt un style très personnel, avec des couplets vifs, posant sur toutes situations un regard à la fois sensible et amusé (Un monsieur attendait).
 
Au final, l'histoire de sa vie s'articule autour de trois titres de chansons fortement symboliques, balisant étroitement son parcours dans le temps, l'espace et le succès : Copenhague, où il voit le jour le 16 février 1919, Pigalle, qui lui apporte la consécration internationale en 1946, et Marseille, où il s'éteint le 29 septembre 1989.

Marc Robine