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LES LUMIERES DU NORD / Bernard Coudurier, à l’orgue Bernard Aubertin de Vertu Agrandir l'image

LES LUMIERES DU NORD / Bernard Coudurier, à l’orgue Bernard Aubertin de Vertu

BNL112976

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Bernard Coudurier, à l’orgue Bernard Aubertin de Vertu

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22 Produits

13,75 € TTC

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Buxtehude : Toccata BuxWV 155, Wie schön leuchtet der Morgenstern BuxWV 223, Acht Gott und Herr BuxWV 177, Praeludium BuxWV 140

Sweelinck : Mein junges Lebenhut ein End

Van Noordt : Psaume 24

Scheidt : Cantio Sacra

Weckmann : Partita ex D & fantasia ex D

Tunder : Praeludium

Il est aujourd’hui facile de se procurer rapidement les biographies des compositeurs et les analyses des pièces enregistrées ici. Aussi, ai-je préféré livrer quelques-unes de mes réflexions liées à ces instruments extraordinaires que sont les orgues nord-allemands. Les orgues d’Allemagne du Nord et les musiques écrites pour ces instruments me fascinent depuis longtemps. J’ai eu la chance de jouer de nombreux orgues en Ostfriesland, cette région située entre l’Elbe et la Weser bordée, au 17e siècle, de riches villes hanséatiques, plaques tournantes du commerce de l’Europe du nord.     Depuis l’orgue gothique de Rysum construit en 1457 jusqu’à l’orgue mythique de Norden de 1686, admirablement restauré par Jurgen Ahrend, le patrimoine organistique de cette région est hors du commun.     L’orgue nord-allemand est un art de sonorité. Son développement s’étend du Blockwerk gothique jusqu’à l’âge d’or des grands facteurs d’orgues tels Gottfried Fritsche, Berendt Huess et Arp Schnitger, ayant porté à un haut niveau la facture d’orgue en Allemagne du nord au 17e siècle, assimilant différentes influences: un plenum, héritage du Blockwerk gothique avec ses doublures de quintes et d’octaves, plenum devenant très coloré au 18e siècle avec le développement des jeux d’anches et de tierces (sesquialtera et terzian), des sonorités instrumentales héritées de la Renaissance et cette qualité vocale des principaux, plus spécifiquement celle des prestants visibles, situés en façade, près de la foule. Ce concept de proximité avec la voix humaine, lié à une prononciation différenciée et consonnante est un héritage de l’idéal sonore de la Renaissance. Alors que l’on observe, depuis le 16e siècle en Italie, un développement des qualités vocales des principaux de 8’, on peut constater en Allemagne du Nord un développement monumental de l’idéal sonore des principaux de 16, 8 et 4 pieds.