Lettre d'informations

Labels

Nouveaux produits

Nouveau Eugène Bozza (1905-1981) Le chant de la Mine, oratorio Agrandir l'image

Eugène Bozza (1905-1981) Le chant de la Mine, oratorio

INDE120

Nouveau produit

Le Chant de la Mine est le premier oratorio (1956) entièrement dédié à la gloire de tous les hommes qui risquèrent leur vie, jour après jour, pour extraire le charbon des sous-sols du Nord et d’ailleurs.

Plus de détails

45 Produits

16,50 € TTC

Fiche technique

SupportCD

En savoir plus

Zoë Gosset, Sarah Laulan, Sébastien Obrecht, Daniel Ottevaere

Didier Kerckaert, récitant

Orchestre Valentiana

Nicolas Bucher

Livret de Joé Bruyr

En mai 1956, Valenciennes eu la primeur de la création scénique du Chant de la Mine, oratorio pour chœur, soli, récitant et orchestre, œuvre considérable due à la collaboration de MM. Eugène Bozza et José Bruyr.

Une sorte de « générique » exposé musicalement dès le début de l’ouvrage nous avertit qu’ils l’ont créé tous deux « l’un avec des mots, l’autre avec des sons ». Collaboration étroite car la musique sort directement du texte sans nulle contradiction, sans nul heurt. Tout se tient, tout est lié dans l’ouvrage qui tire de cette cohésion une force expressive convaincante.

Il fallait un musicien aussi sûr de son métier que M. Eugène Bozza, Grand Prix de Rome et chevalier de la Légion d’Honneur, pour ne pas reculer devant une tâche aussi lourde. Il est vrai que M. José Bruyr lui apportait un scénario puissamment dramatique et bien équilibré, description en profondeur – c’est bien le cas ici – de la vie du mineur. Tâche difficile que la sienne aussi puisqu’il devait, autant que le musicien, s’écarter de la banalité sinon de la vulgarité, et pourtant faire vrai, puis éviter la monotonie pouvant résulter d’une action étroitement circonscrite par la mine et en réalité, développant une abstraction figurée par une suite d’images.

Le plan est simple : l’oratorio récapitule la journée du mineur. Mais auparavant une courte introduction, fait du générique déjà mentionné puis d’un prélude symphonique, laisse la parole au récitant qui évoque le lent travail accompli par la nature au cours des millénaires, la transformation d’une forêt touffue, arbres immense et fougères démesurées, devenant la noire richesse, la mine de charbon d’où les hommes d’aujourd’hui tirent les sources de lumière et de chaleur nécessaires à leur vie. On entend le cliquetis métallique des pics, le bruit des marteaux et le halètement des machines… Et la mort omniprésente.

Sans complaisance la musique reste la fidèle traductrice du livret, et le Chant de la Mine s’inscrit parmi les meilleurs oratorios contemporains de l’école française.