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ANTONIO VIVALDI (1678-1741) Les Concertos pour mandoline / Vincent Beer-Demander Agrandir l'image

ANTONIO VIVALDI (1678-1741) Les Concertos pour mandoline / Vincent Beer-Demander

LYR303

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Concerto RV 93 per mandolino e cordi

Concerto RV 532 per due mandolini e cordi

Concerto RV 425 per mandolino e cordi

Concerto RV 548 per mandolino, violino e cordi

Concerto RV 558 con multi strumenti

Concerto RV 540 per mandolino, viola d’amore e cordi

 

Vincent Beer-Demander, mandoline

Fabio Galucci, mandoline

Pierre-Henri Xuereb, viole d’amour

Le Jardin Musical

Christine Antoine

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18 Produits

12,90 € TTC

Fiche technique

SupportCD

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La mandoline est étroitement associée à l’efflorescence du baroque italien, dont elle est l’un des vecteurs d’expression privilégiés aux côtés du violon. Comme pour ce dernier, la maturation de la facture instrumentale et la mise au point du répertoire sont allées de pair. Dès 1589, il est fait mention de l’instrument lors des fêtes marquant le mariage de Christine de Lorraine et de Ferdinand de Médicis à Florence. C’est en fait la mandore française qui est utilisée, à ceci près que les Italiens, s’ils vont d’abord conserver le jeu sur quatre cordes, vont rapidement lui adjoindre un second jeu. L’instrument est accordé à l’octave du luth. Peu à peu, il se voit nanti d’une cinquième puis d’une sixième corde. Il est alors désigné sous le nom de mandola ou de mandolino, et ce dès le début du XVIIIe siècle. Si Antonio Vivaldi est l’un des musiciens les plus représentatifs du dernier baroque, sa curiosité en matière de timbre instrumental et de technique explique en partie son intérêt pour le concerto. La marque particulière du musicien se lit certes dans la mise au point progressive de la coupe en trois mouvements, sur la base d’une alternance vif-lent-vif, mais également dans un don mélodique inépuisable, qui semble se rire des contraintes de facture des instruments pour s’épancher avec une souveraine liberté. Les œuvres concertantes qui figurent sur ce présent enregistrement semblent avoir été composées à partir de 1725, et témoignent de l’impulsion que le compositeur a su donner au concerto de soliste. Tenant parfaitement compte des possibilités techniques et expressives de la mandoline, le « prêtre roux » parvient à un équilibre parfait entre l’ensemble à cordes et le soliste, sans que le premier n’entre en lutte contre le second. Autant pour les concerti a mandolino solo que pour les concerti à deux instruments idéalement conçus pour la mise en valeur réciproque des deux solistes, les premiers mouvements se signalent avant tout par la virtuosité avec laquelle le musicien manie l’art du contraste, le plaisir de la surprise en gérant de main de maître les échanges entre la partie soliste et les cordes frottées, et également celui d’une fluidité globale, qui est à l’origine d’une sensation d’aisance chez tout auditeur. Les deuxièmes mouvements sont le plus souvent des pièces méditatives, pleines de douceur parfois traversée d’un nuage de mélancolie, que mettent en valeur les volets extrêmes du concerto, faisant la part belle à l’alacrité rythmique des solistes et à de vifs échanges entre eux et les cordes du ripieno. Si, dans son acception étymologique, le concerto est d’abord une forme de conversation musicale, ces concerti réalisent cet idéal baroque de la surprise permanente, mais aussi de l’absolue souplesse de la forme. La technicité du soliste est ici au service d’une euphonie magnifiquement équilibrée dont le naturel demeure la qualité première.

-        Lionel Pons