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ALEXANDRE SCRIABINE (1871-1915) Symphonie n°1 Promethée / Petrenko Agrandir l'image

ALEXANDRE SCRIABINE (1871-1915) Symphonie n°1 Promethée / Petrenko

LWC1160

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Symphonie n°1

Promethée, le poème du feu

 

Kirill Gerstein, piano

Oslo Philharmnnic Orchetra

Vasily Petrenko

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93 Produits

13,25 € TTC

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Ne m’en demandez pas la raison, j’ai toujours adoré la Première Symphonie de Scriabine, vaste poème lyrique où le rêve wagnérien semble se dissoudre dans un paysage de forêts et de lacs.

Cette musique de la nature qui conduit à une célébration de l’art comme expression souveraine de l’Humanité – Scriabine écrivit lui-même le texte et ne décolera pas après que Liadov eut créé l’œuvre en en retranchant le Finale avec solistes et chœur – fait preuve d’une fantaisie et d’une invention constante tout au long de ses six mouvements, elle aura échappé à bien des chefs sinon à Nikolai Golovanov et à Evgeni Svetlanov qui en exaltaient les affects peut-être plus que de mesure.

Mais voilà, ils avaient l’un et l’autre ces orchestres russes, flûtes en bouleau, violons stellaires, cors sylvestres, qui immédiatement ouvraient les espaces poétiques de cette musique.

À Oslo, pour ce qui constitue la coda de sa très belle intégrale de l’œuvre d’orchestre de Scriabine, Vasily Petrenko retrouve une certaine proximité avec les sonorités si singulières des phalanges russes, mais avec une légèreté de touche, une lumière, des transparences qui creusent encore les immenses espaces sonores de cet orchestre inouï que Scriabine compose en peintre, et au final, il dispose des plus beaux solistes depuis ceux de Golovanov. Quel mezzo somptueux déploie Alisa Kolosova, une vraie Marfa !, et quel miel dans les phrasés d’Alexey Dolgov !

Et Prométhée ? Le piano lumière de Kirill Gerstein ose ici une fidélité absolue au texte, si difficile, car l’orchestre doit se cabrer dans son jeu alors que très souvent le pianiste se laisse emporter par la phalange. L’accord avec Vasily Petrenko fait rugir les crescendos et rêver les replis lyriques, l’œuvre va vers son élan solaire, implacablement.

Version imparable qui ne démérite pas devant l’exultation cathartique que ne manquait jamais d’y déclencher Evgeni Svetlanov, et quel chœur, précis, coupant, distillant une aveuglante lumière !

Artamag' -J ean-Charles Hoffelé