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Debussy/Ravel/Ansemet/d'Anco

ELQ4825007

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CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)

La Mer*

Petite suite

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Alborada del gracioso*

La Valse

Shéharazade

 

Suzanne d’Anco, soprano

*Orchestre de la Suisse Romande

Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire

Ernest Ansermet

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2 Produits

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12,90 € TTC

Fiche technique

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Dans cet immédiat après-guerre où la gravure directe sur 78 tours régnait encore, Ernest Ansermet céda à la proposition de Decca : graver avec l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire les œuvres de Claude Debussy et de Maurice Ravel. Le projet fit long feu et se déporta de Paris à Genève, la saga des albums de l’Orchestre de la Suisse Romande et de son « patron » pouvait commencer.

C’est très exactement cette bascule qu’illustre cet album parfaitement composé. Ecoutez La Valse enregistrée à Paris : son mouvement vif, l’équilibre des bois et des cordes toujours placés avant les cuivres, s’ils soulignent le génie de la balance qui fut toujours le signe de l’art d’Ansermet, rappellent aussi la manière dont Gaubert et ses amis dirigeaient le répertoire français à Paris. Ecoutez ensuite l’Alborada del gracioso qui ouvre l’album, sèche, d’une précision fanatique, aux phrasés et aux accents si percussifs qui dessinent le personnage et font voir la sérénade, c’est le génie visuel d’Ansermet qui s’y impose, parfaitement re-situé par un orchestre qui est devenu le prolongement naturel de sa personne.

Avec ses amis genevois, il réussit sa version princeps de La Mer (il en laissera quatre versions successives), précis minutieux qui fait tout entendre, mais sait d’abord distiller des atmosphères d’une subtilité sciante, orchestre clair jusque dans les ultimes pages où exulte une tempête solaire, l’inverse de la catharsis qu’y déchaînait Charles Munch.

Avec les Parisiens, il distille le plus onirique des accompagnements que j’ai jamais entendus dans Shéhérazade : sa chère Suzanne Danco n’a plus qu’à voguer sur cet orchestre d’épices. Ils y reviendront ensemble à Genève pour la stéréophonie, mais auront-ils retrouvé les élans qui emportent ici La Flûte enchantée, son mystère érotique ?

Transferts parfaits, textes éclairants signés par François Hudry, album essentiel.

Jean-Charles Hoffelé - Artamag'