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ANTON DVORAK (1841-1904) Stabat Mater / Jean Sourisse Agrandir l'image

ANTON DVORAK (1841-1904) Stabat Mater / Jean Sourisse

SYR141488

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Stabat Mater Opus 58 pour solistes, chœur & piano (1876)

Anne-Aurore Cochet, s o p r a n o

Marion Gomar, alt o

Kaëlig Boché, t é n o r

Daniel Petrovitch, b a s se

Lucie Seillet, piano

Chœur d’Oratorio de Paris

Jean Sourisse

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67 Produits

16,50 € TTC

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Le mystère de la Passion et de la Mort du Christ en croix a toujours interpellé  -  pour ne pas dire fasciné  -  les artistes: on ne compte plus les crucifixions en peinture, les pietas et autres mises au tombeau en sculpture, les ouvrages musicaux et littéraires évoquant ce dramatique évènement.      Le texte latin du Stabat Mater s'inscrit dans cette mouvance. Composé au 13e siècle par un moine franciscain Italien, Jacopone de Todi, cette séquence - à usage liturgique au départ - dépeint de manière réaliste la profonde douleur de la Vierge Marie aux pieds de son fils crucifié. Les 20 strophes de ce long poème  -  car c'en est un  -  ont une structure identique, en l'occurrence 20 tercets comportant chacun 2 vers de 8 syllabes, et 1 de 7 syllabe  Voilà ce qu'il en est de la forme.      Sur le fond, on sait combien les compositeurs de musique sacrée ont toujours donné le meilleur d’ eux-mêmes dans l'expression de la douleur et nous connaissons bien plus de Requiem, de Passions, de Dies irae et de De profundis que de Te Deum ou de Magnificat. Le Stabat Mater n'échappe pas à la règle et de Palestrina à Penderecki, ce sont des dizaines de créateurs qui ont chanté ce célèbre poème médiéval. Ainsi, pour n’en citer que quelques-uns: Pergolèse, D. Scarlatti, J. Haydn, Schubert, Rossini, Verdi, Poulenc.      Cependant, confrontés à un texte aussi dramatique que celui du Stabat Mater, tous n'ont pas la même vision du message à transmettre musicalement. Si certains gardent leurs distances par rapport à l'aspect émotionnel du récit, d'autres adoptent l'attitude inverse. Tel autre s'exprimera dans un langage plus neutre correspondant à celui de son temps. Certains voudront laisser transparaître leur Foi ou la profondeur du mystère de la Rédemption. D'autres enfin, tels Rossini ou Verdi, insisteront sur le côté théâtral du " livret ", et le transposeront dans un style proche de l'opéra. Il faut dire que le poème original de Jacopone de Todi est un texte si fort qu'il existe diverses manières de l'appréhender.


Par quels moyens Dvorak parvient-il à nous transmettre ses états d'âme avec autant de conviction ? Force est de constater que la partition reflète de la manière la plus dense tous les aspects de son désarroi: cela va d'un accablement proche de la résignation à une douleur exacerbée qui gronde en son for intérieur, grandit jusqu'à frôler le désespoir pour aboutir à l'extrême fin de l'œuvre à un immense sursaut d'espérance car Dvorák est un grand croyant et c'est l'espoir d'une vie éternelle, celui de retrouver ses 3 enfants décédés prématurément dans l'au-delà (Paradisi gloria) qui va lui permettre en dé finitive de surmonter ces épreuves. Sa musique traduit de façon magistrale cette longue évolution