Lettre d'informations

Labels

J.S. BACH (1685-1750) Intégrale de l’œuvre d’orgue, vol.11 / Helga Schauerte Agrandir l'image

J.S. BACH (1685-1750) Intégrale de l’œuvre d’orgue, vol.11 / Helga Schauerte

SYR141476

Nouveau produit

Helga Schauerte Helga Schauerte à l’orgue historique de la Basilique à l’orgue historique de la Basilique du Kloster Steinfeld

Plus de détails

20 Produits

16,50 € TTC

Fiche technique

SupportCD

En savoir plus

Canto fermo in soprano BWV 669 Christe, aller welt Trost BWV 371/2 Canto fermo in Tenore BWV 670 Kyrie, Gott heiliger Geist BWV 371/3 a 5 / Canto fermo in Basso BWV 671 Allein Gott in der Höh seu Ehr BWV 260 Canto fermo in Soprano BWV 676 Dies sind die heiligen zehn Gebot BWV 298 a 5 / Canto fermo in Canone BWV 678 Wir glauben all in einen Gott BWV 680 Vater unser im Himmelreich BWV 416 a 5 / Canto fermo in Canone BWV 682 Christ unser Herr eum Jordan kam BWV 280 Canto fermo in Pedale BWV 684 Aus tiefer not schrei ich zu dir BWV 386 a 6 / in orgno pleno con Pedale doppio BWV 686 Jesus Christus, unser Heiland BWV 363 Canto fermo in Pedale BWV 688 Fuga a 5 con Pedal pro Organo pleno BWV 552/2

 A l’instar de Johann Kuhnau, son prédécesseur à l’église Saint-Thomas de Leipzig, ou encore à d’autres compositeurs comme Johann Krieger (Anmuthige Clavier-Übung, 1699), Heinrich Buttstett (Musicalische ClavierKunst, 1713) ou Conrad Michael Schneider (Clavier-Übung, 1732), Johann Sébastian Bach publie (en 1731, 1735, 1739 et 1741) plusieurs recueils pour claviers intitulés « Clavier Übung », ce qui signifie « Pratique du Clavier ». La page de titre du recueil destiné spécifiquement à l’orgue et paru en septembre 1739 indique: Troisième Partie de la Clavier Übung se composant de divers Préludes sur les cantiques du catéchisme et autres chants, pour l’orgue: aux amateurs et surtout aux connaisseurs de tels travaux, pour la recréation de leur esprit, rédigée par Johann Sébastian Bach, Compositeur de la Cour du Roi de Pologne et du Prince Electeur de Saxe, Capellmeister et Director Chori Musici à Leipzig, édité par l’Auteur.       La dédicace souligne le caractère ésotérique du recueil qui réunit des compositions exemplaires qui ne s’adressent pas seulement aux amateurs capables à jouer ces œuvres, mais surtout aux fins connaisseurs qui prennent plaisir à décrypter l’écriture savante tardive de J. S. Bach et qui, seuls, seront assez compétents pour comprendre sa portée symbolique. Encadré d’un prélude et d’une fugue tripartite dans la tonalité rare de Mi bémol majeur (BWV 552), le recueil contient 21 chorals-préludes (BWV 669-689) et quatre duettos (BWV 802-805). Les chorals traités par Bach représentent (dans l’ordre du recueil) le Kyrie, le Gloria, les Dix Commandements, la Foi, le Notre Père, le Baptême, la Pénitence et la Cène de la messe et du catéchisme luthériens. A l’exception du cantique « Allein Gott in der Höh’ sei Ehr », qui compte trois versions, chaque choral est présenté en deux versions. La première, très élaborée et avec pédale obligée, se constitue pour la plupart d’une polyphonie à 5 ou 6 voix. La seconde, plus intime, à 3 ou 4 voix, est de plus courte durée et sans pédale obligée. Si plusieurs choralspréludes (BWV 669-671, 686) sont écrits dans le stylus gravis, style vocal ancien déjà dépassé du vivant de Bach, d’autres montrent une écriture singulièrement hardie, instrumentale et résolument moderne, comme par exemple le BWV 688.      Le manuscrit de Bach est perdu. L’examen de la première édition gravée, qui réunit 77 feuillets de musique et une page de titre, révèle sa genèse compliquée et laborieuse. La gravure originale provient en effet de deux imprimeries, l’une située à Nuremberg, l’autre à Leipzig. Au premier stade de l’édition, le recueil contient seulement 49 feuillets de musique. Il ne s’y trouve ni le BWV 522 ni les chorals manualiter BWV 679, 681, 683, 685, 687, 689 et les duettos. L’agrandissement, voire l’ajout progressif de ces pièces, laisse des traces dans le graphisme ainsi que dans la pagination du recueil, modifiée à plusieurs reprises.       Le présent volume XI de l’intégrale Bach réunit exclusivement (comme lors du premier stade de l’édition) les grands chorals-préludes pedaliter. Ils sont encadrés par le prélude et la fugue. A l’exception du « Wir glauben all an einen Gott » BWV 680, qui singulièrement ne traite pas la mélodie du choral en cantus firmus, les chorals-préludes sont précédés ici par des harmonisations simples, qui proviennent de la collection Joh. Seb. Bachs vierstimmige Choralgesänge, éditée à titre posthume par Joh. Phil. Kirnberger et Carl Philip Emmanuel Bach. Ces préambules permettent de se familiariser avec la mélodie de chaque choral avant d’écouter les préludes traités par Bach dans les formes les plus diverses et achevées. Cette excellence d’écriture qui se fonde sur une science musicale accomplie fut remarquée par l’un de ses élèves, Lorenz Mizler (1711-1778), professeur de philosophie à Leipzig. Son journal « Die Neueröffnete musikalische Bibliothek » en 1740 commenta la publication de Bach avec ces mots suivants: « Monsieur l’auteur a donné ici une nouvelle preuve qu’il est, mieux que bien d’autres, exercé dans ce genre de composition et qu’il la pratique avec bonheur. Personne ne fera mieux que lui dans cette matière, et rares sont ceux qui auront la capacité à faire de même. Cette œuvre est une vigoureuse réfutation de tous ceux qui ont eu l’audace de critiquer Monsieur le compositeur de la Cour. »

NOTRE AVIS

Helga Schauerte nous livre ici un autre volume de son intégrale de l'œuvre d'orgue de Bach. Comme à l'accoutumée, elle nous offre la redécouverte d'un instrument peu connu installé dans une vaste église ou blotti dans un édifice retiré. Une joie que d'entendre cet orgue baroque de Steinfeld, récemment restauré, au magnifique buffet typique avec ses deux tourelles de pédale. Pour jouer cet impressionnant monument la KlavierUbung III ; les trente-cinq jeux répondent en étalant une diversité sonore étendue ; aptitude à la polyphonie, la lecture des vierstimmige choralgesänge - chorales à quatre voix- y trouve sa pleine mesure. Une particularité : Ils sont une alternative aux grands chorals joués habituellement. Quant aux tutti, ils sonnent avec une harmonieuse puissance. Helga Schauerte déploie un jeu précis, affiné évitant la grandiloquence. La fugue finale clôt le cycle dans un climat de grandeur mesuré, apaisé.

J.M.