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L’ART DE GIOCONDA DE VITO

SC808

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L’ART DE GIOCONDA DE VITO

Coffret 10 CD

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25 Produits

22,08 € TTC

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G.F. Haendel (1685-1759)

Sonate en trio Op.2-8

Sonate pour 2 violons, Op.5-2

Sonate pour violon No.4 Op.1-13

 

Henry Purcell (1659-1695)

Sonate en trio No.9

 

J.S. Bach (1685-1750)

Concerto pour violon No.2 BWV1042 (1949 & 1959)

Partita No.2, BWV1004

Double Concerto, BWV1043

 

W.A. Mozart (1756-1791)

Concerto pour violon No.3 K.216 (1949 & 1959)

 

L.V. Beethoven (1770-1827)

Sonate pour violon No.7 & 9 Kreutzer

Romance No.2, Op.50

 

G.B. Viotti (1755-1824)

Concerto pour violon No.22, G.97

Duo en sol

 

Louis Spohr (1784-1859)

Allegro, Op.67-3

Larghetto and Rondo, Op.67-2

 

Felix Mendelssohn (1809-1847)

Concerto pour violon, Op.64 (1951 & 1952 Live)

 

César Franck (1822-1890)

Sonate pour violon

 

Johannes Brahms (1833-1897)

Concerto pour violon (1952 Live, 1941 & 1953)

Sonates pour violon No.1 à 3

Double Concerto, Op.102

 

T.A. Vitali (1663-1745)

Chacone (arr.: Respighi)

Furtwängler aimait le timbre chaleureux de son violon, la distinction de ses phrasés, l’élévation naturelle de son jeu, Edwin Fischer, pour deux Sonates de Brahms inoubliables, avait accordé son piano tonnant à la lyrique effusive de celle qui fut, avec Wanda Luzzato, la plus belle violoniste qu’ait enfantée l’Italie au XXe siècle. Alors que j’étais jeune homme, rien de Gioconda de Vito n’était disponible en France. D’Italie, je ramenais ses Sonates de Brahms en Voce del Padronne, m’en émerveillais, puis parut au Japon un très joli coffret de neuf CD regroupant tout ses HMV, le portrait se complétait, j’apprenais à aimer cette sonorité discrète mais fiévreuse, la beauté expressive des accents, du simple jeu d’archet, tout cela me remboursait de cette absence de brio qui la réserva à l’admiration des seuls musiciens.

Scribendum reprend en ajoutant un disque tout le coffret japonais qui comportait l’ensemble des séances HMV amoureusement enregistrées et guidées par David Bicknell, son mari à la ville, les transferts semblent identiques, mais il offre plus en resserrant le minutage des CD, ajoutant les captations live avec Furtwängler – leur Mendelssohn et leur Brahms radieux, hors du temps – et un très précieux premier enregistrement du Brahms à Berlin, avec l’Orchestre du Deutschen Opernhaus et Paul van Kempen en 1941, version rapsode, d’une infinie mélancolie, enfant esseulé d’une guerre qui avait lié les destins de l’Italie et de l’Allemagne, et permet de l’entendre jouer son Nicola Gagliano, instrument magnifique qu’elle délaissa hélas pour un Stradivarius moins idéalement réceptif à son art. D’avoir une grande part de ce que l’on connait de Gioconda de Vito réuni ainsi est une bénédiction, manque surtout son Concerto de Beethoven récemment exhumé des archives par Audite.

C’est également le Concerto de Beethoven qui fait défaut au coffret consacré par Milestones à Johanna Martzy – alors qu’il existe bien (un concert suisse dirigé par Otmar Nussio) – et qui reprend la boite éditée en Corée regroupant tous les enregistrements officiels que la violoniste hongroise consentit à Deutsche Grammophon et His Master’s Voice et y ajoute quelques captations de radio (ceux sous la direction d’Hans Müller-Kray pour le studio de Stuttgart)

Au sommet ses Sonates et Partitas de Bach pour comprendre ce que « violon polyphonique » signifie, et son Concerto de Brahms enflammé par un Paul Kletzki dionysiaque, dont le Finale très magyar est absolument irrésistible.

L’archet de Martzy reste l’un des plus rayonnants qui fut jamais, son art mêlant un geste classique avec une densité expressive très Mittel-Europa demeure unique, et sa trop brève discographie officielle – sa carrière fut courte, troublée par la guerre, abrégée par la maladie – rend compte de la puissance de ses conceptions. Les reports sont parfaits, le prix léger, l’ensemble rayonnant. Il faudrait maintenant que le label Coup d’Archet réédite enfin le somptueux coffret où il avait publié les précieuses archives radiophoniques de cette immense artiste trop oubliée.