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SAINT LOUIS Chroniques et musiques du XIIIe siècle Agrandir l'image

SAINT LOUIS Chroniques et musiques du XIIIe siècle

MSNDP006

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À partir de la musique de son temps et du témoignage de ses biographes, le programme de ce disque est donc une illustration de la vie du roi Saint Louis

Ensemble vocal Notre-Dame de Paris

Sylvain Dieudonné

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13 Produits

13,75 € TTC

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Motet à 3 voix - Et gaudebit  O quam sancta  El mois d'avril

Récit - Naissance et baptême de Saint Louis

Introït (Litanies majeures) - Exaudivit de templo

Communion - Omnes qui in Christo

Récit - Education de Saint Louis

Chanson - On doit la mere Dieu

Récit - Couronnement de Saint Louis

Antienne - Unxerunt Salomonem

Conduit à 2 voix - Gaude, felix Francia

Récit - Mariage de Saint Louis

Chanson - Vos que'm semblatz

Chanson - Jamais, nul temps

Récit - La vie à la cour (1ère partie)

Instrumental - Estampie royale n°6

Organum - Benedicamus Domino

Récit - La vie à la cour (2ème partie)

Chanson Jeu parti - Bernart a vous veuil demander

Poème et Chanson - L'autrier matin

Récit - Le culte des reliques

Répons – Occidentem

Prose - Regis et pontificis

Récit - La croisade d'Egypte

Chanson - Tous li mons doit mener joie

Improvisation de percussions - La bataille de Mansûra

Chanson - Nus ne porroit de mauvese reson

Conduit à 2 voix - Ierusalem accipitur

Récit - La mort de Saint Louis

Communion - Ierusalem que edificatur

Récit - Mémoire et culte de Saint Louis

Prose - Gaudiose Francia

Répons - Felix regnum

Située entre les innovations polyphoniques et rythmiques de l’École de Notre-Dame (fin XIIe siècle) et celles de l’Ars nova (XIVe siècle), la musique du temps de Saint Louis n’en est pas moins riche. Elle accompagne une œuvre poétique et littéraire de grande qualité.

Compositions libres et non assujetties au plain-chant, les conduits sont écrits en vers et alternent sections syllabiques et sections mélismatiques. Ils sont parfois liés à un événement politique, comme le conduit Gaude, felix Francia composé spécifiquement pour le sacre du jeune Louis IX en 1226. Néanmoins, ils abordent la plupart du temps des sujets religieux. Ierusalem accipitur expose, avec beaucoup de tendresse, les significations spirituelles de cette Jérusalem à laquelle le roi aspire tant. La ville sainte y est assimilée à Marie, « cité du Saint », témoignant ainsi de l’importance de la piété mariale au cours de ce siècle, piété qui est aussi celle de Saint Louis...

 

La chanson est à cette époque un genre très en vogue. Le mariage de Louis IX avec Marguerite de Provence à Sens en 1234 est illustré par une chanson d’amour du troubadour Gaucelm Faidit (c.1150-c.1205) empreinte d’un grand raffinement poétique : Jamais, nul temps. S’il ne peut échapper, du fait de sa condition de roi, à la musique profane, Saint Louis a cependant une préférence très marquée pour la musique religieuse. Il désire « chanter Dieu ou Marie », exhortant son entourage à faire de même, et n’hésite pas à chanter en personne avec son écuyer...

Mais l’art des trouvères, en langue d’oïl, est également à son apogée. Les deux chansons de croisades présentées ici ont été composées à l’occasion de l’expédition du roi en Égypte. Tous li mons doit mener joie relate la maladie qui le terrasse en 1244, sa vision de Jérusalem et sa décision de se croiser. La chanson Nus ne porroit de mauvese reson exhorte le roi à demeurer en terre sainte après sa défaite en Égypte.

 

À partir de la musique de son temps et du témoignage de ses biographes, le programme de ce disque est donc une illustration de la vie du roi Saint Louis. Dans une première partie sont décrites les principales étapes de sa vie, et dans une deuxième partie sa « montée vers Jérusalem ». Dès sa jeunesse il voue un culte fervent aux reliques de la Passion du Christ. En 1239 il acquiert la couronne d’épines pour laquelle il fait ériger la Sainte-Chapelle, image du temple de Jérusalem. Les deux croisades qu’il entreprend ne lui permettent pas d’entrer dans la ville sainte. Mais c’est par sa mort, évoquée par par la communion Ierusalem que edificatur, que métaphoriquement il accède à la Jérusalem céleste, tandis que sa mémoire reste vivante au travers du répons Felix regnum...