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« APOCALYPSE » Langlais, Charpentier, Hakim, Vernet

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Jean Langlais (1907-1991) : Cinq Méditations sur l'Apocalypse

Jacques Charpentier (1933) : L'Ange à la Trompette

Naji Hakim (1955) : The Last Judgment (Le Jugement Dernier)

 

Olivier Vernet au grand orgue Dominique Thomas de la Cathédrale de Monaco

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79 Produits

13,75 € TTC

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L’Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la révélation, est le dernier livre du Nouveau Testament.Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcriptiond’un terme grec signifiant « dévoilement » ou, sous un aspectreligieux, « révélation » et appartient à un genre littéraire juifpuis chrétien de type ésotérique – la littérature apocalyptique –qui présente une grande diversité mais qui a en commun un goûtprononcé pour l'allégorie ainsi que pour le symbolisme, et dontl’Apocalypse de Jean constitue un modèle du genre.

Victime en 1973 d’un infarctus étendu, ayant côtoyé la mort, Jean Langlais voulut laisser un ultime témoignage de chrétien. Mettant à profit sa longue convalescence, il composa CinqMéditations sur l’Apocalypse pour orgue après avoir lu et relu, pour s’en imprégner totalement, « l’ Apocalypse de Saint Jean ». Il en retint cinq images fortes qu’il transposa en musique, tout particulièrement les « Visions prophétiques » et « La cinquième trompette » dont la violence inouïe tranche avec le hiératisme et le dépouillement des trois autres méditations. Le langage fort, les couleurs contrastées et les divers aspects du discours exigent pour ce recueil un orgue monumental qui, seul, peut rendre justice à cette oeuvre que Langlais considérait lui-même comme son testament musical.

« L’Ange à la trompette » est un prélude pour grand orgue composé par Jacques Charpentier dès son retour des Indes. Œuvre hyper tonale, elle lui valu d’être reçu élève dans la classe d’Olivier Messiaen au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1955. Cette oeuvre, d’un langage musical très traditionnel a séduit Messiaen et le jury par la ritournelle en continuo de la main droite, accompagnée par le rythme grec du thème fanfare confié à la main gauche. Elle exprime le violent choc émotif que le compositeur éprouva devant la sculpture de « l’ange à la trompette » en la découvrant à la fin de l’année 1954 sur son pilier – aussi appelé pilier du Jugement dernier - dans la cathédrale de Strasbourg.

« Le Jugement dernier » de Naji Hakim est une commande de la cathédrale Saint James de Seattle pour l'inauguration de son nouvel orgue. Il s'agit d'un tableau symphonique en composition continue ; son discourt suit la structure du texte de Matthieu, qu'il souligne de manière figuraliste . On y trouve également d'autres évocations scripturaires : au départ, image du soleil qui se transforme en ténèbres (Actes des Apôtres 2 : 20 ), et avant l'assemblée des nations, douze accords représentant les trônes pour le jugement des douze tribus d'Israël (Matthieu 19 : 28 ). La thématique de l'oeuvre conjugue un matériau libre à des sources grégoriennes : Gloria de la Missa de Angelis, Alleluia de l'Epiphanie ; Dies irae , séquence de la messe des morts ; In paradisum, antienne des enterrements. Les périodes en style de récitatif suivent le rythme déclamatoire des versets correspondants en arabe, langue maternelle du compositeur