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ROBERT SCHUMANN (1810-1856) Dernière pensée / Soo Park, piano

LH14

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6  Pièces en forme de canon  (Studien für den Pedalflügel), op.56

Les scènes de la forêt

3 Fantasiestücke, op.11

Les chants de l’aube, op.133

Thème et variations (Geistervariationen),  Anh.F39

 

Soo Park, piano

*Piano à queue C. J. Gebauhr, Königsberg, vers 1850

Collection Musée de la musique

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18 Produits

14,90 € TTC

Fiche technique

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Robert Schumann fait partie de ces créateurs du XIXe siècle dont la créativité a été brisée par la maladie mentale : Hölderlin, Nerval, Maupassant, Nietzsche, Wolf… Dans le cas de Schumann, les œuvres de la fin de sa vie ont particulièrement souffert de n'être vues qu'au travers de ce prisme, qui n'aboutit qu'à en brouiller la perception. La folie n'aide en rien à comprendre le style tardif de Schumann. Au contraire, elle fait obstacle à sa compréhension, en focalisant l'attention sur la biographie, au détriment de l’œuvre. Au lieu d'écouter sa musique, on y recherche des symptômes. Ce faisant, on introduit un biais de confirmation : puisque Schumann est fou, sa musique doit l'être aussi. Toutes les caractéristiques de son style tardif deviennent aussitôt des preuves, et le thème de la folie ouvre un large champ lexical au commentateur. Le problème, c'est que ce n'est pas Schumann le créateur qui est fou, c'est Schumann l'homme.

« J'ai écrit la plupart, presque toutes mes pièces les plus courtes dans l'inspiration, beaucoup de compositions avec une incroyable rapidité, comme ma 1re Symphonie en Si b Majeur en quatre jours, ainsi qu'un Liederkreis de vingt pièces [Dichterliebe], la Peri également en un temps relativement court. Seulement à partir de 1845, quand je me mis à tout inventer et élaborer dans ma tête, a commencé à se développer une manière de composer tout à fait nouvelle. »Schumann

* Seul exemplaire de piano Gebauhr dans les collections publiques françaises, cet instrument émane pourtant de l’une des plus grandes firmes allemandes de facture instrumentale du XIXe siècle. Fabriqué vers 1850, ce piano à queue est caractéristique de la facture germanique de l’époque. Doté d’une mécanique viennoise, avec des marteaux garnis de feutre et recouverts d’une fine couche de cuir, cet instrument présente des qualités sonores bien représentatives de l’esthétique romantique allemande et viennoise : un timbre soyeux dans le grave et le médium alors que l’aigu s’enrichit d’une sonorité cristalline.

Restauré en 2015